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Laurent Barat : "Gad Elmaleh a changé ma vie"

Par Jean Baptiste Giraud

L'humouriste Laurent Barat et Serge Bonafous, le créateur du festival Meudon Rire de tout, étaient les invités de Christine Bouillot et Gilles Ganzmann sur Sud Radio le 15 mai 2024 dans "Le 10h - midi".

Laurent Barat
Laurent Barat, invité de Christine Bouillot et Gilles Ganzmann dans "Sud Radio Média" sur Sud Radio.

Le 15 mai 2024 à 20h45, la chaîne Comédie+ diffusera la captation du Festival Meudon Rire de tout.

 

Laurent Barat : "Il n'y avait pas beaucoup d'humoristes à l'époque à Nice : il y avait Estrosi, Ciotti et moi"

Comment Laurent Barat est-il devenu humoriste ? "Je n'ai jamais décidé d'être humoriste. J'étais le copain rigolo. Je travaillais à l'aéroport de Nice, je faisais marrer les gens. J'étais dans les bureaux, à la Chambre de commerce. Et je faisais du one man show en loisir. Et j'ai été repéré par Gad Elmaleh en 2014. Il m'a pris pour une première partie, deux, trois, quatre... Il était à Nice, il venait roder son spectacle, et il avait entendu parler de moi comme étant le Rigolo de Nice. Il n'y avait pas beaucoup d'humoristes à l'époque à Nice : il y avait Estrosi, Ciotti et moi. Il m'a pris sur une première partie, deux, trois… À la quatorzième il m'a dit : ‘Il faudrait peut-être que tu songes à démissionner’. J'avais un CDI, des tickets resto. J'ai dit d'accord. Le lendemain, j'ai posé un congé sans solde d'un an, et je suis parti à Paris. Il a changé ma vie, ça a changé ma vie. J'ai été mis en scène par Pascal Légitimus, j'ai travaillé avec Anne Roumanoff, c'est une chance. Et aujourd'hui je travaille. J'ai des producteurs depuis dix ans, les mêmes directeurs de production qui sont à Nice, que je salue. Mais voilà, ma vie a changé grâce à ce monsieur. Je fais le plus beau métier du monde, je fais rire les gens."


Après ce qui est arrivé à Guillaume Meurice, Laurent Barat est-il contrôlé beaucoup plus qu’avant ? "Disons que moi, à l'époque où j'étais dans une autre radio concurrente, la période était peut-être un peu plus légère. Là, maintenant, même sur une radio spécialisée sur le rire, on regarde. On ne m'a jamais rien interdit. Et ma limite, c'est de ne pas faire de la peine aux gens. C'est quelque chose que je ne pourrais pas faire. Je pars du principe que je suis humoriste. Je dois faire rire les gens. Et à partir du moment où tu blesses quelqu'un, tu n'es plus dans le rire. C'est ma limite. Donc, il faudrait inviter un humoriste qui est plus subversif. Moi, je ne le suis pas. On n'a jamais eu à me dire ‘attention, là, ça craint’. Moi, je suis pour la bienveillance."

 

Serge Bonafous : "Meudon Rire de tout, c'est un peu Les Enfoirés version humoristes"

Serge Bonafous a créé le festival "Meudon Rire de tout". "On a créé un festival avec ma femme il y a trois ans, qui s'appelle donc Meudon Rire de tout. C'est un festival qui est géré par une association à but non lucratif qui s'appelle L'Observatoire du rire. Et donc du coup, on a proposé à deux diffuseurs, donc Comédie et Culturebox, d'acheter le programme. C'est un programme hybride entre fiction et captation de sketchs. Il y a beaucoup de guests qui vont faire des fictions : il y a Mathieu Madénian, il y a Nicole Ferroni, il y a Élie Semoun, il y a Pascal Légitimus… Il y a plein, plein de noms qui font des passages dans des fictions. Et il y a plein d'artistes sur scène, dont Laurent Barat. C’est un moment festif, et c'est caritatif. C'est un peu Les Enfoirés version humoristes", a raconté Serge Bonafous.

 


Combien sont payés les humoristes qui se produisent dans ce festival ? "Les humoristes sont payés 1.000 euros à la prestation, plus 1.000 euros en droit à l'image, ça fait 2.000 euros. Par rapport à d'autres festivals comme Montreux, on est dans la fourchette haute. Et tout le monde touche pareil, il n’y a pas de différence en fonction de la notoriété. Parce que nous sommes une association à but non lucratif. Et le but du jeu, c'est de faire le plus de bénéfices possible sur tout le festival, qui est sur trois jours. Et avec ces bénéfices-là, on fait des actions caritatives : on offre des spectacles à des enfants qui n'ont pas l'habitude de sortir, on va dans les dans les maisons de retraite (l'année dernière, on a fait une pièce de théâtre), on veut faire ça dans les hôpitaux. Donc, le but du jeu, c'est : c'est un festival d'humour. Et la différence avec les autres festivals en France, c'est le côté caritatif", a fait savoir Serge Bonafous.

 

Retrouvez “L'invité média” de Gilles Ganzmann chaque jour à partir de 10h00 dans “Sud Radio Média” avec Christine Bouillot.

Cliquez ici pour retrouver l'intégralité de l’interview média en podcast.

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