"Le parti de Giorgia Meloni n'est pas pro-fasciste !" affirme François-Xavier Bellamy

François-Xavier Bellamy, député européen Les Républicains, était l'invité du “petit déjeuner politique” sur Sud Radio.

François-Xavier Bellamy McKinsey
François-Xavier Bellamy, interviewé par Patrick Roger sur Sud Radio, le 28 novembre dans “L’invité politique”.

Victoire de Giorgia Meloni en Italie, avertissements d'Ursula von der Leyen aux Italiens, réforme des retraites et 49-3, avenir des Républicains : François-Xavier Bellamy a répondu aux questions de Patrick Roger.

"Le parti de Giorgia Meloni a quitté tout ce qui faisait la définition du fascisme"

François-Xavier Bellamy revient sur la victoire de Giorgia Meloni aux législatives en Italie, avec la coalition des droites. Pour lui, "c'est le signe, comme ce qui s'est passé en Suède, qu'il est temps d'écouter enfin ce que disent les citoyens des pays européens ! En écoutant certains médias, on a l'impression qu'un coup d'État fasciste est en train d'arriver en Italie, dénonce-t-il. Cette coalition aujourd'hui est le signal que les Italiens demandent qu'on se préoccupe enfin des problèmes auxquels ils font face, notamment la question migratoire. Si la Suède a aussi basculé, c'est parce que cette question reste centrale".

Giorgia Meloni ne s'est pas cachée dans sa jeunesse d'avoir de l'admiration pour Mussolini ? "C'est une folie de faire croire que 25% des Italiens seraient des fascistes ou des nostalgiques du fascisme !, estime François-Xavier Bellamy. C'est aussi ne pas vouloir écouter ce que disent ces candidats depuis des années. L'histoire du parti de Giorgia Meloni est connue, mais c'est aussi celle des 20 dernières années durant lesquelles ce parti a quitté tout ce qui faisait la définition du fascisme. Aujourd'hui, ce parti n'est pas pro-fasciste, affirme le député européen. C'est la paresse de la lecture. Ce parti est en coalition avec Forza Italia, qui est l'équivalent de mon parti en France", souligne-t-il.

François-Xavier Bellamy  : "Il faut faire en France l'union de la droite en réunissant les électeurs et non les partis"

L'union des droites est-elle possible en France ? "En Italie, ça n'est pas une union des droites mais une coalition de partis, précise François-Xavier Bellamy. Avec un système institutionnel fait pour organiser des coalitions, qui sont des associations de partis qui gardent leur identité politique. En France, l'élection du président de la République oblige chaque parti politique à s'engager sous ses couleurs". Ce qui compte pour lui, c'est de "faire en France l'union de la droite en réunissant les électeurs et non les partis. En reconstruisant un parti de droite susceptible d'attirer enfin tous les électeurs de droite". "Les LR héritent d'une année catastrophique sur le plan électoral, reconnaît François-Xavier Bellamy. Mais notre famille politique garde un poids déterminant dans la vie parlementaire".

"Regardons ce qui s'est passé en Italie : Giorgia Meloni était à 4% il y a 4 ans, elle est passée à 25%. Le sujet est ce qu'on propose aux électeurs". Ce qui inquiète le député européen, c'est "de voir que beaucoup de décideurs politiques ne veulent pas écouter les citoyens. Le vrai danger pour l'Europe n'est pas madame Méloni, mais que l'immigration illégale a explosé en Italie. Et que quand les électeurs italiens disent leur inquiétude, toutes les bonnes âmes dans l'Union européenne leur répondent qu'ils n'ont pas le droit de le penser". Il qualifie d'ailleurs de "faute grave de la part d'Ursula von der Leyen d'avoir évoqué des sanctions juste avant une élection. Le rôle de la Commission européenne est de se porter garant du fonctionnement des institutions et pas de faire pression sur des électeurs la veille d'une élection".

 

 

 

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