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Jean-Yves Le Gallou : "La continuité historique des peuples européens est menacée"

INTERVIEW SUD RADIO - Alors que les débats sur l’immigration et l’identité européenne occupent une place croissante dans l’espace public, l'essayiste Jean-Yves Le Gallou, invité de Périco Légasse dans "La France dans tous ses états" sur Sud Radio, défend dans la nécessité de "poser la question de la remigration".

Jean-Yves Le Gallou
Jean-Yves Le Gallou, invité de Périco Légasse dans "La France dans tous ses états"

Interrogé par Périco Légasse, Jean-Yves Le Gallou estime que les sociétés européennes feraient face à un "grand remplacement", qu’il considère désormais comme un "fait établi". Il revient également sur sa lecture historique et démographique de l’immigration en Europe. Il affirme que l’immigration extra-européenne remettrait en cause la "continuité historique" des peuples européens, évoquant notamment les positions de Jean-Luc Mélenchon, Érik Orsenna, Alain Finkielkraut, Jean-Marie Le Pen et Enoch Powell.

Jean-Yves Le Gallou : "Si on n'accepte pas le grand remplacement, il faut poser la question de la remigration"

Périco Légasse : Vous dites que l'ensemble de l'Europe est concernée par une immigration massive qui est en train de mettre en péril l'ensemble de l'Europe…

Jean-Yves Le Gallou : Absolument. Les différents pays européens se heurtent au même problème, à la même idéologie et à la même impossibilité, en tout cas pour le moment, à faire face à une immigration massive, qui procède de fait au grand remplacement des Européens. Et si rien n'est fait, les Européens, les enfants européens seront minoritaires, au moins dans un premier temps dans les maternités, à partir de 2035 ou 2040. Si on ne fait rien. Et c'est pour cela qu'il faut faire quelque chose.

Je crois que on a on ne discute plus vraiment aujourd'hui sur le thème du grand remplacement. On le considère comme un fait établi. Il y a ceux qui trouvent ça très bien. Il y a Monsieur Mélenchon, il est pour le grand remplacement, il le dit lui-même. Il est pour ce qu'il appelle la Nouvelle France. Il y a Monsieur Éric Orsenna, l'académicien mitterrandiste, qui nous explique entre deux voyages à Bréhat qu'il y a une irrigation africaine. Donc, le grand remplacement est accepté par un certain nombre de gens qui trouvent ça bien. Et si on n'accepte pas le grand remplacement, si on veut que l'Europe reste la terre des Européens, si on veut que la France reste française, il faut poser la question de la remigration. C'est ce que je fais dans ce livre.

Périco Légasse : Vous pensez l'immigration remet en cause le principe ainsi défini par Alain Finkielkraut, de la continuité ?

Jean-Yves Le Gallou : Tout à fait. La continuité historique des peuples européens est mise en cause par une immigration massive. Il faut quand même savoir que l'an dernier en Europe, il est rentré plus de 4 millions d'extra-Européens, 500.000 en France. Et que ça s'accumule chaque année avec des populations souvent plus jeunes et avec des taux de fécondité plus élevés. Par conséquent, ou on agit maintenant, ou on est grand-remplacés. Et, à terme, on risque de connaître le sort des blancs d'Afrique du Sud.

https://www.youtube.com/watch?v=Idf1x41ImEY

"Fondamentalement, les populations européennes n'ont pas changé depuis 5.000 ans"

Périco Légasse : Et pourtant, l'Europe a toujours été (depuis les Romains) une terre d'immigration. Vous dites : "l'intégration ne marche plus".

Jean-Yves Le Gallou : Absolument. D'abord, vous savez ce qu'on appelle les invasions barbares, à la chute de l'Empire romain - c'est quelques pourcents sur quelques siècles. C'étaient d'autres Européens. Ça a marqué le coup culturellement quand même. Mais en termes démographiques, ça n'a pas changé. Fondamentalement, les populations européennes telles qu'elles sont aujourd'hui, elles n'ont pas changé depuis 5.000 ans. Et si on veut remonter plus loin, on descend des chasseurs-cueilleurs qui étaient là il y a 40.000 ans avec les grottes ornées. Donc, on a une très grande ancienneté des Européens en Europe.

Et le bouleversement, il est récent. Vous parlez de l'immigration du XIXe siècle ou du début du XXe siècle. Effectivement, il y a eu des Belges. des Polonais, des Italiens, des Espagnols qui sont venus en France et qui ont pu, c'est vrai, s'assimiler, parce qu'ils étaient d'origine européenne. Ils étaient de culture européenne. Que la France donnait envie de s'y assimiler. Ça n'a rien à voir avec ce qui se passe aujourd'hui. Il y a eu un basculement en termes de population dans le courant des années 1960 en Grande-Bretagne et en France avec l'arrivée de populations extra-européennes, qui n'a cessé de s'amplifier depuis. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard. C'est en Grande-Bretagne et c'est en France que le phénomène a commencé dans les années 1960. Ce n'est pas un hasard si les premiers hommes politiques à avoir posé la question de l'immigration sur la place publique, c'étaient Jean-Marie Le Pen en France. Et avant Jean-Marie Le Pen, Enoch Powell, dirigeant conservateur extrêmement brillant issu de Cambridge.

Cliquez ici pour écouter l’invité de Périco Légasse dans son intégralité en podcast.

Retrouvez “Le face à face” de Périco Légasse chaque jour à 13h dans "La France dans tous ses états" sur Sud Radio.

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