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La classe politique prend-elle enfin conscience des enjeux du produire en France ?

Comment mieux produire en France ? Pour en parler, Laurent Moisson, co-fondateur des Forces Françaises de l’Industrie, entrepreneur et investisseur, était l’invité de Perico Legasse mercredi 6 mai sur Sud Radio.

Laurent Moisson, sur le produire en France, invité de Perico Legasse dans "La France dans tous ses états” sur Sud Radio.
Laurent Moisson, sur le produire en France, invité de Perico Legasse dans "La France dans tous ses états” sur Sud Radio.

Comment réindustrialiser le pays ? Pendant des années, le sujet était tabou. Aujourd’hui, le produire en France semble revenir sur les lèvres de tout la classe politique.

« Le réel, c’est quand on se cogne »

"Lakan écrivait que le réel, c’est quand on se cogne. On s’est cogné deux fois. Il y a d’abord eu la crise des Gilets jaunes, récupérée par les partis. Cette crise, c’est finalement la crise de la France de la désindustrialisation, qui n’en pouvant plus, exprime sa colère. Mais le premier signal a eu lieu en 1973 lors du premier choc pétrolier" explique Laurent Moisson, co-fondateur des Forces Françaises de l’Industrie au micro de Sud Radio.

Ces FFI sont tout autant en résistance depuis des années que les Forces françaises de l’Intérieur de la Seconde Guerre Mondiale. "C’est un système qui s’est mis en place de puis Giscard, et qui a fait que progressivement, la France s’est désindustrialisée avec un certain consentement d’une élite politique qui nous explique que le monde a changé et que nous n’avons pas vu cette troisième révolution industrielle, qui est la révolution informatique" ajoute-t-il au micro de Sud Radio.

L’intelligence manuelle de la France

"On a perdu par rapport aux années 80 près de deux millions d’emplois industriels. On a créé par contre deux millions d’emplois dans la fonction publique. A l’époque, beaucoup de gens pensaient que créer des emplois dans la fonction publique allait créer une richesse marchande. Ce n’est pas marchand. Ce n’est pas taxable. Ça coûte. Ce qui a créé un énorme déséquilibre" lance encore l’entrepreneur.

A cela s’ajoute une certaine méfiance vis-à-vis des métiers manuels et industriels, la tradition de pensée française. "On a fait la Révolution mais on pense encore comme des aristocrates, on n’aime pas les métiers un peu vulgaires du secteur secondaire. On n’a pas vu toute l’intelligence manuelle que l’on avait, et tous ces talents" conclut-il sur Sud Radio. Et aujourd’hui, le pays s’en mord les doigts…

Cliquez ici pour écouter l’invité de,Perico Legasse dans son intégralité en podcast.

Retrouvez “Le face à face” de Perico Legasse  du lundi au jeudi  à 13h dans La France dans tous ses états Sud Radio.

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