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Islam : ces apostats qui risquent leur vie

Comment vivre lorsque l’on a renié l’Islam ? Pour en parler, la psychanalyste Sonya Zadig était l’invitée de Perico Legasse pour son livre Les enfants perdus de la République, publié aux éditions Fayard.

Sonya Zadig, sur les apostats de l’Islam, invitée de Perico Legasse dans "La France dans tous ses états” sur Sud Radio.
Sonya Zadig, sur les apostats de l’Islam, invitée de Perico Legasse dans "La France dans tous ses états” sur Sud Radio.


Ils ont décidé de sortir de l’Islam, parfois au péril de leur vie. Qui sont-ils ? Des apostats. La psychanalyste Sonya Zadig en a rencontrés. Un témoignage édifiant.


Des apostats menacés sous le ciel de la République

Deux cent quarante trois témoignages. Une trentaine évoqués dans un livre. Dans son dernier ouvrage, Les enfants perdus de la République, publié aux éditions Fayard, la psychanalyste Sonya Zadig donne la parole à celles et ceux qui ont pris la décision de renier leur religion d’origine, l’Islam. "Je pensais que de tout temps l’apostasie a existé. Mais celle-ci est plus complexe. On ne sort pas seulement d’un dogme religieux, mais d’une identité, d’une culture. On ne claque pas seulement la porte d’une foi, mais d’une famille, et c’est passible de mort" explique Sonya Zadig au micro de Sud Radio.

"C’est un peu comme un militaire passible de la peine capitale. On ne peut pas sortir. C’est stipulé dans les hadiths. C’est dans la loi. Et pourtant, cela se passe sous le ciel de la République, pas en Arabie saoudite ou ailleurs. Et il semble que la loi de la République ne semble pas pouvoir protéger cette minorité non-religieuse. Ces personnes vivent d’une manière anonyme, qui sont dans la clandestinité, qui ne peuvent pas vivre leur non-foi librement, et qui sont reniées par leur propre famille" ajoute-t-elle au micro de Sud Radio.


Une emprise sur la vie et les pensées

Lorsqu’un musulman décide de rompre avec sa religion, il fait face à un mécanisme de désemprise. "A un moment de leur trajectoire de vie, ils réalisent qu’il y a une emprise sur leur vie, sur leurs pensées, et qu’ils ne veulent plus vivre dans un monde pré-interprété pour eux. Ils ont grandi dans une espèce de conditionnement qui ne souffre pas le doute. Dieu le sait, on n’a pas le droit de poser des questions. Cela commence toujours par un doute qui nous remet à penser" lance la psychanalyste.

"Si on regarde l’Islam comme uniquement une religion, on n’aura absolument rien compris. L’Islam est une loi avec un code politique dans laquelle il n’y a pas de contestation, pas de remise en cause. En sortir, c’est trahir. Ces personnes se retrouvent dans un vide anthologique où elles n’arrivent plus à savoir comment faire. Ils demandent aujourd’hui à la République de les protéger. Et ils ne trouvent que du silence et un détournement du regard" conclut Sonya Zadig.

Cliquez ici pour écouter l’invité de,Perico Legasse dans son intégralité en podcast.

Retrouvez “Le face à face” de Perico Legasse  du lundi au jeudi  à 13h dans La France dans tous ses états Sud Radio.

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