Se sentir OQTF dans son propre pays. C’est le sentiment d’Eric Naulleau, que l’on ne présente plus, et qui dépeint dans son dernier livre une situation particulièrement inquiétante, en France.
Eric Naulleau : « je veux qu’on me rende l’ancienne France »
Tout part d’une agression dans le métro. Un wagon, Eric Naulleau à l’intérieur. Une personne s’approche. Et lui crache dessus. "C’est une expérience. Peu de gens sont préparées à ce qu’on leur crache à la gueule dans le métro. Ce qui a commencé tragiquement se termine d’une manière un peu drôle. Le type qui m’a craché dessus n’a pas vu que je le poursuivais. Et lorsque je lui ai tapé à l’épaule, c’est comme s’il avait vu Edmond Dantes revenir" explique-t-il au micro de Sud Radio.
"C’est le début du livre. Et c’est la fin de quelque chose. D’une stratégie de harcèlement, de menaces. Il faut imaginer dix types qui quand vous passez imitent le signe de l’égorgement en criant votre adresse à voix haute. J’ai compris que je n’étais plus le bienvenu dans mon quartier où je réside depuis 30 ans. Et que ce quartier était le laboratoire de la nouvelle France, l’alliance de trois tribus : la racaille, les islamistes et les bobos. Mon problème, c’est qu’elle ne m’intéresse pas cette nouvelle France. Je veux qu’on me rende l’ancienne France, ma France" ajoute-t-il sur Sud Radio.
Une éviction symbolique devenue une éviction réelle
Depuis, Eric Naulleau a quitté son quartier historique. Il a traversé la Seine. Comme si ce fleuve était devenu une frontière. "J’étais chez moi. Ce quartier est devenu un cauchemar. Le Bataclan, ce n’est plus les concerts de rock mais le massacre. Charlie Hebdo c’est aussi mon quartier. L’éviction symbolique est devenue une éviction réelle. C’est un vrai arrachement pour moi. Ce qui est très étrange, c’est que je suis devenu une sorte de juif honoraire. Les juifs français quittent ce quartier en masse. Et petit à petit, ils viennent me voir comme une sorte de frère" lance-t-il encore.
Aujourd’hui, Eric Naulleau est plein de rancœur. "J’en veux à ceux qui ont laissé rentrer ces gens qui n’ont rien à faire en France puisqu’ils n’en partagent ni les valeurs ni les mœurs. J’en veux aux bonnes âmes, aux bonnes consciences, qui nous parlent de vivre-ensemble. Aujourd’hui, vous devez vivre selon ces gens ou vous devez dégager. J’en veux à ceux qui ont mis en place ce nouveau système d’apartheid" conclut Eric Naulleau.
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