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Le safe sex ou l’art de se protéger

Le safe sex c'est : de bons réflexes, l’usage du préservatif et l’importance du dépistage pour une sexualité plus sûre et pas moins sexy.

Le safe sex ou l’art de se protéger
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Depuis quelque temps, il y a un sérieux relâchement envers la protection contre les IST et pourtant, elles ne sont pas en baisse, bien au contraire. Sans doute est-ce le fait qu’on ne meurt plus du SIDA. Néanmoins, le virus du SIDA n’est pas mort, lui.

On constate même une augmentation de la syphilis ainsi que d’autres IST. Sans oublier toute la variété de HPV (papillomavirus) fortement corrélée au cancer du col de l’utérus, mais aussi à d’autres cancers.

Donc, il est impératif de continuer à se protéger. Or, lorsque l’excitation est à son paroxysme, c’est souvent un peu tard pour évoquer le préservatif.

Préservatif : le seul moyen de bien se protéger des IST

Premier point : avoir toujours des préservatifs à portée de la main, c’est-à-dire dans la table de nuit, dans le sac à main ou dans les poches si vous allez plutôt chez l’autre. Mieux vaut aborder le sujet avant de se retrouver totalement nu et d’être trop excité.

Ne dites surtout pas : « Tu as peut-être une IST, il vaut mieux qu’on utilise un préservatif », mais : « Soyons responsables, avant de commencer, car tu m’excites et je ne réponds plus de rien. » Sortez le préservatif comme si cela allait de soi. En d’autres termes, vous évitez le dialogue. Pas de discussion possible : c’est comme ça et pas autrement.

S’il ou elle refuse, renoncez alors à avoir des pratiques à risque. Vous pouvez continuer à vous caresser, mais pas de pénétration vaginale, buccale ou anale.

On ne peut raisonnablement faire l’amour sans préservatif que lorsque les tests de dépistage des IST ont été faits. Il faut néanmoins qu’aucun des deux partenaires n’ait eu de rapports avec quelqu’un d’autre depuis trois mois. C’est le temps nécessaire pour que le test soit valable. Si vous êtes tous les deux séronégatifs, alors vous pouvez oublier le préservatif. Attention toutefois à ne pas oublier la contraception. Bien sûr, la fidélité est un critère qui entre alors en jeu. Mais peut-on être sûr à 100 % de la fidélité de son ou sa partenaire ? Évidemment que non. On peut toutefois espérer que notre partenaire, s’il en venait à être infidèle, se protégerait et nous protégerait. D’ailleurs, attraper une IST à cause d’une infidélité est une double peine.

Dans ce domaine, la confiance n’exclut pas le contrôle, car un seul rapport non protégé suffit. Le risque n’est d’ailleurs pas proportionnel au nombre de partenaires qu’on a eus. D’ailleurs, les hommes ou les femmes qui ont une vie sexuelle assez active sont souvent plus sérieux sur le sujet. Ils sont tellement habitués à utiliser le préservatif que la question ne se pose pas. Tandis qu’un mari ou une épouse qui serait infidèle avec vous pour la première fois serait sans doute moins sérieux. La transgression d’aller voir ailleurs est tellement source d’excitation qu’on en oublie le préservatif, qui n’a d’ailleurs peut-être jamais été utilisé.

Enfin, le préservatif fait obstacle à tous les microbes, mais il faut tout de même bien l’utiliser. Les ruptures sont généralement de votre fait. Bien mettre un préservatif est essentiel, notamment en expulsant l’air de son extrémité. Utilisez un lubrifiant compatible avec le latex, pas de vaseline ni d’huile de cuisine !

Certains considèrent que le préservatif les coupe dans leur élan parce qu’ils doivent s’interrompre pour le mettre en place. Or, cela peut faire partie des préludes. Toutes les excuses indiquent plutôt un malaise vis-à-vis du sexe. Certes, la première fois qu’on rencontre quelqu’un, rien n’est simple. C’est pourquoi il faut considérer le préservatif comme un acte normal, banal même.

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