La proposition de loi visant à mieux protéger les enfants à l’école a été adoptée à l’unanimité. “Tout le monde se réjouit, mais cette loi ne change pas grand chose” : Les victimes de Bétharram ne sont pas satisfaites de la loi votée.
"Les victimes sont les grandes absentes"
Cette loi ne crée pas de fonds national d’indemnisation. "Je voudrais rendre hommage à toutes les victimes et aux lanceurs d’alerte, réagit Pascal Gélie, membre du collectif des victimes de Bétharram, au micro de Jacques Cardoze sur l'antenne de Sud Radio. Il faut beaucoup de courage pour témoigner. Les victimes sont les grandes absentes, en fait. Notamment par rapport à la création de ce fonds."
La loi renforce le contrôle des intervenants susceptibles d’être au contact des enfants dans les écoles et le périscolaire. "C’est déjà une bonne chose. Après, il faut soutenir les personnes qui luttent pour protéger les enfants. Il faut que les prédateurs comprennent qu’ils ne sont plus aussi tranquilles qu’avant."
🔴Violences à l'école : les victimes de Bétharram pas satisfaites par la loi votée
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Après Bétharram, "l’omerta est toujours là"
"Derrière ce sujet se trouve aussi celui de la prescription. Il faut faire en sorte que tous les pédocriminels passent devant un juge un jour." Une liste noire des intervenants potentiellement dangereux serait créée, un certificat d’honorabilité devant désormais être présenté. Est-ce suffisant ? "On lutte, tout cela est un premier pas. Sur le terrain, les acteurs se parlent entre eux. Le scandale du périscolaire à Paris me laisse sans voix. Pendant toutes les municipales, on n’en entend pas parler. L’omerta est toujours là, il faut faire attention."
Cette loi n’est pas complètement vide, mais ne contient rien sur les lanceurs d’alerte. "On voit qu’il n’y a aucune protection", constate Pascal Gélie, membre du collectif des victimes de Bétharram, sur l'antenne de Sud Radio. Une journée d’hommage est prévue le 19 novembre prochain pour les victimes. "C’est bien qu’elle ait lieu à la fin, une fois tout fait pour protéger les enfants. Ce n’est pas forcément le bon timing. En effet, 255 signalements ont été faits depuis le début de l’année dans les établissements scolaires."
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