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Aveux de Cédric Jubillar sur le meutre de Delphine : "Je l'ai attrapée par le cou, je l'ai serrée…"

Par Hugo Paillart

BFM TV et Le Parisien ont eu accès au contenu des aveux de Cédric Jubillar sur les circonstances et la manière dont il a tué son épouse Delphine, dans  la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Un récit glaçant.

Lionel BONAVENTURE - AFP/Archives

A chaque jour qui passe depuis les aveux de Cédric Jubillar du meurtre de son épouse Delphine, on en sait un peu plus sur ce qu'il se serait produit dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. BFM TV et Le Parisien ont eu accès aux déclarations du peintre plaquiste devant le juge d'instruction, à qui il a raconté le déroulement des faits qui ont conduit au drame.

« Ça s’est passé dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, je me suis couché vers 22h30, le bébé (Elyah, 18 mois) et Delphine sont venus me faire un câlin dans mon lit » détaille Cédric Jubillar. Je dormais mal depuis quelque temps, je me réveillais souvent la nuit et j’allais fumer une cigarette pour me détendre car je suis stressé. »

Le meurtre aurait eu lieu vers 1H-1h30 du matin

D’après ses dires, contrairement à ce qu’avance l’accusation, le meurtre n’aurait pas eu lieu vers 23h mais vers 1h, 1h30 du matin. « Je ne pourrais pas être plus précis sur l’heure » , a-t-il dit aux enquêteurs dans les propos retranscrits par BFM TV et Le Parisien.

Dans la cuisine, il retrouve son épouse. Delphine Jubillar lui demande alors ce qu’il fabrique. Ce à quoi, son mari a rétorqué : « Comme tu as demandé le divorce, je n’ai plus de compte à rendre ». S’ensuit alors une nouvelle dispute conjugale. Il affirme que Delphine Jubillar l’aurait insulté de « merde » et de « toxico ». Suite à la présentation d’une photo d’elle « sexy », elle lui dit quelque chose dont il confie que cela lui a fait péter les plombs : "maintenant je peux te l'avouer, j'en ai trouvé un qui me fait mieux l'amour que toi." BFM TV et Le Parisien rapportent que c’est à partir de ce moment-là qu'est arrivé le point de non retour.

L'étrangler pour la « faire taire »

Dans les aveux lus par les deux médias, le veuf avoue l’avoir étranglée pour la  « faire taire ». « "Je voulais qu'elle se taise, je l'ai attrapée par le cou, je l'ai serrée et je lui disais: 'tais toi' ». , explique-t-il.

BFM TV et Le Parisien rapportent la scène en expliquant que durant son passage à l'acte, Cédric Jubillar ne regardait pas sa femme. C’est après plusieurs minutes qu’il s’est rendu compte que sa femme était inerte. "Il m'a fallu quelques instants pour réaliser que je venais de tuer la mère de mes enfants. Je suis en panique. Je suis tétanisé." explique-t-il dans le rapport lu par BFM et Le Parisien.

« Je ne savais pas où aller, je n’avais pas d’objectif précis »

Dans la suite de son récit, Cédric Jubillar décrit comment il a caché le corps de son épouse. « Je me suis dit que mes enfants ne devaient pas voir le corps de leur mère. Je l’ai chargée sur mon épaule puis je l’ai chargée dans la voiture. » décrit-il dans ses aveux rapportés par BFM et Le Parisien.

Par la suite, les journaux rapportent que le peintre/plaquiste aurait « éviter de réveiller les voisins » en roulant au point mort avant de démarrer en bas de la côte. Il change par la suite de version en disant que ceci était « totalement improvisé ».

« Je ne savais pas où aller, je n'avais pas d’objectif précis » se défend-il devant les enquêteurs. Après avoir roulé quelques temps, il arrive du côté de Mailhoc. Dans ces aveux rapportés par BFM et Le Parisien, c’est à ce moment là que l’intéressé a commencé à creuser : « J'ai évacué de la terre entre deux monticules de terreau, j'ai utilisé mes mains pour faire ça, comme c'était du terreau, c'était facile, j'ai creusé comme je pouvais, et j'ai recouvert comme je pouvais ».

« Je pense souvent à mes enfants, j’ai peur qu’ils m’en veuillent »

Son larcin terminé, l’artisan rentre chez lui et se pose dans son canapé et dort avant de se débarrasser de certaines affaires de son épouse. « J'ai vérifié que les enfants dormaient bien, j'ai vu le téléphone de Delphine, je l'ai pris avec une paire de boots et un manteau à elle et j'ai tout jeté dans la poubelle d'un voisin à 50 mètres de la maison. » explique Cédric Jubillar dans les aveux lus par BFM et Le Parisien .

Après avoir dormi pendant quelque temps, il se réveille et se rend compte de son « acte abominable ». Mais face à la pression des enquêteurs, le veuf confie aux enquêteurs « s’être enfermé » dans son mensonge.

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