« Madame la maire a craché sur la mémoire d’Aurélie Fouquet »… Les mots sont forts, mais une vidéo de la maire de Bouffémont (Val d’Oise), Karine Okonski, célébrant la victoire du PSG avec un maillot floqué au nom du criminel Redoine Faïd, fait polémique. Et ce d’autant plus qu’elle est fonctionnaire de police.
Redoine Faïd, assassin d'Aurélie Fouquet
Les policiers municipaux ont saisi le préfet et le ministère. "Je suis écœuré, j’ai reçu des centaines d’appels, confie Cédric Michel, président national du Syndicat de Défense des Policiers Municipaux, au micro de Jacques Cardoze sur l'antenne de Sud Radio. Mais c’est aussi de la consternation, car c’est de la part d’un maire fonctionnaire de police gradé. J’en perds mes mots, je pensais à une fake news."
Redoine Faïd a été condamné à 25 ans de réclusion criminelle pour le braquage ayant coûté la vie en 2010 à la policière municipale Aurélie Fouquet 26 ans, et blessé son coéquipier."J’ai vu les déclarations de Karine Okonski dans Le Parisien selon lesquelles elle n’aurait pas vu le flocage. Elle participe à cette hystérie avec des jeunes, porte un maillot dont elle ne regarde pas le flocage. Un maire doit avoir un minimum de retenue et de vigilance. On ne se laisse pas embarquer comme cela."
🔴La maire de Bouffémont filmée avec un maillot floqué Redoine Faïd
🗣️Cédric Michel (@SDPM_NATIONAL) : "C'est l'apologie de la grande délinquance qui a assassiné l'une de nos sœurs ! Elle doit rendre des comptes !" #GrandMatin
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"Elle s'est faite piéger"
La vidéo a tourné sur les réseaux par la suite. "D’une certaine manière, elle s’est faite piéger, estime Cédric Michel, président national du Syndicat de Défense des Policiers Municipaux, au micro de Jacques Cardoze sur l'antenne de Sud Radio. Mais la faute est aussi grave avec cette double casquette de policière et de maire. Nous avons tous le souvenir d’une maman assassinée. Un petit garçon de trois ans, qui a aujourd’hui vingt ans, a grandi sans sa maman."
"Nous savons que c’est une zone difficile, mais faire plaisir aux jeunes locaux n’est pas suffisant. Mais ce n’est pas excusable. J’ai saisi le ministère de l’Intérieur et le préfet. Nous avons une apologie d’un délinquant qui a assassiné l’une de nos sœurs. Il va falloir rendre des comptes. C’est une faute qui fait mal à chacun d’entre nous."
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