Paris-Match : interdiction de toute nouvelle diffusion de photos de l’attentat de Nice

La justice interdit à Paris-Match de republier des photos de l'attentat de Nice
La justice interdit à Paris-Match de republier des photos de l'attentat de Nice

Saisie en urgence suite à une demande du parquet de Paris, la justice française a décidé de ne pas retirer le numéro hommage de Paris-Match centré sur l’attentat de Nice du 14 juillet 2016.

Un an après l’attentat de Nice du 14 juillet 2016 qui avait fait pas moins de 86 morts et 458 blessés, le magazine Paris-Match a décidé de publier ce jeudi un numéro dans lequel on peut notamment voir des images de vidéosurveillance filmées le soir de l’attaque au camion-bélier sur la Promenade des Anglais. Alors que le caractère hautement sensible de ces images a conduit le parquet de Paris à assigner en référé ce jeudi le magazine et à réclamer en urgence le retrait de ce numéro, la justice vient de trancher en n’exigeant pas le retrait de ce numéro de Paris-Match. En revanche, tout nouvelle publication des photos est désormais interdite.

Le tribunal reconnaît "une recherche évidente du sensationnel"

Selon le tribunal, les photos en question "portent atteinte à la dignité humaine", mais "le retrait des kiosques du numéro litigieux ne saurait constituer une mesure efficiente, dès lors que le numéro litigieux est déjà en vente", ont estimé les juges. Les juges ont également retenu "une recherche évidente de sensationnel", et assurent que "ces photographies n’apportent rien de nouveau au droit à l’information légitime du public sur les faits".

Alors que la Fédération nationale des victimes d'attentats et d'accidents collectifs (Fenvac) et l'association Promenade des anges, qui rassemble les proches des victimes de Nice, ont dénoncé ces "captures d'écran, publiées sans précaution aucune", qui "portent atteinte à la dignité des victimes et de leurs proches" et ont été publiées pour "créer une atmosphère morbide et voyeuriste", le directeur de la rédaction de Paris-Match, Olivier Royant, s'était justifié en assurant que sa "rédaction (avait) voulu rendre hommage aux victimes en allant à leur rencontre un an après, dans un devoir de mémoire et pour que la société n'oublie pas".

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