Eleanor : "La météo s’améliore mais il faut encore attendre les périodes de décrue"

Les équipes de secours sur le qui-vive suite à la tempête Eleanor (©PHILIPPE DESMAZES - AFP)

Secrétaire général adjoint de la Fédération Nationale des sapeurs-pompiers de France, le commandant Jean-Paul Bosland était l’invité du journal de 18h sur Sud Radio pour évoquer les récents décès causés par la tempête Eleanor.

Au moins cinq morts. Tel est le bilan, pas encore définitif, de la tempête Eleanor, qui a notamment fait des dégâts dans les Alpes. Invité du journal de 18h de Sud Radio ce vendredi, le commandant Jean-Paul Bosland, secrétaire général adjoint de la Fédération Nationale des sapeurs-pompiers de France, assure que "plusieurs centaines d’interventions ont été effectuées par les sapeurs-pompiers de France", avant d’évoquer avec peine le décès de l’un de ses collègues. 

"Une rupture de digue l’a emporté dans le torrent"

"Nous avons malheureusement aujourd’hui un deuil à supporter puisque l’un de nos collègues de Savoie est décédé hier lors d’un sauvetage. Il effectuait une mise en sécurité d’une famille (un couple et un bébé) réfugiée sur le toit de sa voiture, et lorsqu’il est allé porter secours à un deuxième véhicule, une rupture de digue l’a emporté dans le torrent et son corps a été retrouvé aujourd’hui", explique-t-il.

Selon lui, la vigilance doit encore être de mise malgré une fenêtre météo a priori favorable. "La météo s’améliore et on va progressivement vers un retour à la normale, mais il faut encore attendre les périodes de décrue. Il y a toujours – notamment dans des départements montagnards – des phénomènes de pluies en haute altitude (2000m) qui entraînent la fonte des neiges et font monter les rivières. Il faut laisser le temps à toute cette eau de redescendre dans les vallées et c’est ce qui crée des crues sur tout le long du parcours", indique-t-il.

"La curiosité peut entraîner l’accident voire le décès"

Enfin, le commandant Bosland a rappelé une nouvelle les conseils basiques de sécurité en de telles circonstances. "Malheureusement, la curiosité peut entraîner l’accident voire le décès. Les consignes sont très simples et de bon sens : limiter les déplacements, rester à l’abri et suivre via les médias et les réseaux sociaux toutes les consignes transmises par les préfectures", insiste-t-il.

Réécoutez en podcast toute l’interview de Jean-Paul Bosland sur Sud Radio

 

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