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Biathlon: le cristal à portée de main pour Jeanmonnot et Perrot au terme d'une saison historique

La caravane du biathlon fait une dernière escale à Oslo, temple du ski nordique, pour clôturer une saison historique pour la France, avec ses fers de lance Lou Jeanmonnot et Eric Perrot à deux doigts de décrocher leur premier gros globe de cristal.

Odd ANDERSEN - AFP

La caravane du biathlon fait une dernière escale à Oslo, temple du ski nordique, pour clôturer une saison historique pour la France, avec ses fers de lance Lou Jeanmonnot et Eric Perrot à deux doigts de décrocher leur premier gros globe de cristal.

L'histoire s'écrira dans le stade d'Holmenkollen, connu pour son mythique tremplin de saut à ski, situé sur les collines qui surplombent la capitale norvégienne.

C'est aussi là que Lou Jeanmonnot a chuté l'an dernier, à l'avant-dernier virage de l'ultime course de la saison, laissant filer le gros globe au profit de l'Allemande Franziska Preuss, pour 20 points.

La quadruple médaillée aux JO-2026, venue vaincre ses démons, dispose désormais d'un matelas bien plus confortable avec 201 points d'avance sur la Finlandaise Suvi Minkkinen (1.009 contre 808) avant les trois dernières courses de la saison.

"On est toutes entamées mais ça promet des belles courses pour Oslo", a promis la Jurassienne de 27 ans.

Mathématiquement, Jeanmonnot assurera le gain du gros globe de cristal dès jeudi si elle finit 2e du sprint, ou si Minkkinen finit au-delà de la 20e place de la course sur 7,5 km.

La Française Lou Jeanmonnot, ici à genoux sur le pas de tir lors d'une étape de la Coupe du monde de biathlon à Kontiolahti (Finlande), le 7 mars 2026

La Française Lou Jeanmonnot, ici à genoux sur le pas de tir lors d'une étape de la Coupe du monde de biathlon à Kontiolahti (Finlande), le 7 mars 2026

Minna Raitavuo - Lehtikuva/AFP

Peu inspirée depuis son retour des Jeux, la native de Pontarlier (Doubs) a retrouvé ses standards derrière la carabine à Otepää, en Estonie, avec un sans-faute au sprint (3e) et un 19/20 dans la poursuite (3e).

A Oslo, elle peut encore réaliser le Grand Chelem: après avoir verrouillé deux petits globes (individuel, sprint), elle compte respectivement 20 points et 45 points de retard au classement de la poursuite et de la mass start, les deux dernières courses de la saison.

- Hégémonie tricolore -

Après le record de médailles aux Jeux olympiques de Milan Cortina (13 dont 6 en or), le biathlon français peut étendre sa suprématie sur la saison régulière en remportant les Coupes du monde féminine et masculine, un exploit qu'il n'a jamais réalisé.

L'équipe de France a souvent eu un athlète ultra-dominateur, à l'image de Raphaël Poirée, Sandrine Bailly ou Martin Fourcade, mais jamais dans les deux catégories la même saison.

Le Français Eric Perrot, lors du 20km de biathlon aux Jeux olympiques de Milan Cortina, le 10 février 2026, à Anterselva en Italie

Le Français Eric Perrot, lors du 20km de biathlon aux Jeux olympiques de Milan Cortina, le 10 février 2026, à Anterselva en Italie

FRANCK FIFE - AFP

La prouesse n'a d'ailleurs été réalisée que par l'URSS (Svetlana Petcherskaia et Sergueï Tchepikov en 1990/91), l'Allemagne (Andrea Henkel et Michael Greis en 2006/07) et la Norvège (Tiril Eckhoff et Johannes Boe en 2020/21)

Triple médaillé à Anterselva, Eric Perrot compte 244 points d'avance sur le Suédois Sebastian Samuelsson (1058 contre 814) au classement général.

Il peut lui aussi arracher le gros globe dès vendredi s'il termine devant Samuelsson, s'il finit dans le top 15 (26 pts minimum), si le Suédois ne monte pas sur le podium, s'il finit 2e et Perrot 30e ou 3e et 40e (limite des points).

L'ambitieux leader du groupe masculin vise lui aussi un Grand Chelem, en plus des deux petits globes déjà acquis (individuel, mass start). Il dispose de 23 points d'avance sur Samuelsson au classement de la poursuite et 45 points de retard sur le Suédois au classement du sprint.

Pour cela, Perrot devra rebondir après un trou d'air lors de la dernière étape à Otepää, 12e du sprint et 11e de la poursuite, ses deux premières courses hors du top 10 cet hiver.

"J'arrive à limiter la casse, j'y pense tout le long. Là on doit se battre pour le général, alors il faut que je sois à la hauteur, même dans une mauvaise journée. Je m'en sors pas mal. Cap sur la semaine prochaine, avec le +smile+ (sourire) et ça va bien se passer", a assuré le natif de Bourg-Saint-Maurice.

Par Arthur CONNAN / Oslo (AFP) / © 2026 AFP

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