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Cinéma: l'ex-président du CNC Dominique Boutonnat jugé en appel pour agression sexuelle

Condamné en 2024 à trois ans de prison, dont un an ferme, pour avoir agressé sexuellement son filleul, l'ex-président du Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) Dominique Boutonnat doit être jugé en appel lundi à Versailles.

LOIC VENANCE - AFP/Archives

Condamné en 2024 à trois ans de prison, dont un an ferme, pour avoir agressé sexuellement son filleul, l'ex-président du Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) Dominique Boutonnat doit être jugé en appel lundi à Versailles.

Le procès, qui doit se tenir l'après-midi, a de fortes chances d'être renvoyé en raison d'un nombre important de dossiers à juger ce jour-là, ont estimé plusieurs sources proches du dossier à l'AFP.

M. Boutonnat était l'une des figures les plus puissantes du cinéma français, à la tête de la structure chargée, entre autres, de gérer la prévention des violences sexuelles dans l'industrie cinématographique.

Il avait démissionné du CNC après sa condamnation en juin 2024.

Durant son procès en premier instance à Nanterre et après sa condamnation, il a défendu son "innocence".

Son filleul, 19 ans au moment des faits, l'accuse, lors de vacances en Grèce en août 2020 dans la maison de campagne de M. Boutonnat, d'avoir tenté de le masturber après qu'ils se soient baignés nus dans une piscine.

Le jeune homme affirme l'avoir ensuite masturbé pour qu'il arrête de le toucher.

L'ancien président du CNC avait reconnu avoir pris en photo le jeune homme nu à la sortie de la piscine mais alors qu'il visait le paysage, selon lui; et des baisers, mais consentis et initiés par son filleul, toujours selon ses dires.

Selon le tribunal de Nanterre, la version du plaignant était "plus crédible" que celle de M. Boutonnat qui a exercé "un véritable ascendant" sur son filleul dans "un contexte (...) dans lequel il était compliqué de résister" au prévenu.

La juridiction avait aussi estimé que les explications de M. Boutonnat, 55 ans aujourd'hui, "n'avaient pas forcément de rationalité" et "pouvaient prêter à confusion et laisser entendre que des deux", il était "celui qui avait le plus d'intérêts à ce que les choses ne soient pas dites".

Contactés par l'AFP, les avocats de M. Boutonnat et de la partie civile n'ont pas souhaité faire de commentaire.

AFP / Versailles (AFP) / © 2026 AFP

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