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Ligue des champions: un Liverpool de "Gala" donne rendez-vous au PSG

Liverpool a enfilé son costume de gala mercredi à Anfield pour terrasser Galatasaray (4-0), avec un Mohamed Salah des grands soirs, et donner rendez-vous au PSG en quarts de finale de la Ligue des champions.

Paul ELLIS - AFP

Liverpool a enfilé son costume de gala mercredi à Anfield pour terrasser Galatasaray (4-0), avec un Mohamed Salah des grands soirs, et donner rendez-vous au PSG en quarts de finale de la Ligue des champions.

Le champion d'Angleterre en titre a envoyé valser ses soucis domestiques avec une prestation électrique, totalement à sens unique, face à des Turcs noyés sous une intensité de chaque instant.

"On aurait pu gagner 10-0. On a manqué quelques occasions, mais on a quand même bien joué, on peut être fiers de nous", a commenté l'attaquant Hugo Ekitiké au micro de TNT Sports. "On s'est battus les uns pour les autres et c'est pour ça qu'on a gagné ce soir."

Les Reds se vengent au passage de Galatasaray après avoir subi deux défaites 1-0 à Istanbul cette saison, fin septembre durant la phase de ligue puis la semaine dernière, en huitièmes de finale aller.

Ils ont transformé le retour en formalité pour s'offrir des retrouvailles face à une autre équipe qui leur a laissé des mauvais souvenirs: le PSG, leur bourreau de la saison dernière à ce stade de la compétition.

"C'est une très bonne équipe mais on a montré aujourd'hui qu'on était capable de tout", a déclaré le milieu Dominik Szoboszlai sur TNT Sports.

L'équipe d'Arne Slot avait réalisé un hold-up au Parc des princes (1-0), avant d'être éliminée par le futur champion d'Europe au retour à la maison, sur un but d'Ousmane Dembélé (1-0) et une séance de tirs au but magistrale de Gianluigi Donnarumma.

Alisson (G) et Hugo Ekitiké de Liverpool lors de la large victoire 4-0 contre Galatasaray en 8e de finale retour de Ligue des champions, le 18 mars 2026 à Anfield

Alisson (G) et Hugo Ekitiké de Liverpool lors de la large victoire 4-0 contre Galatasaray en 8e de finale retour de Ligue des champions, le 18 mars 2026 à Anfield

Paul ELLIS - AFP

Les visages des deux équipes ont changé l'été dernier, notamment avec le départ du gardien italien, mais il y aura de la revanche dans l'air.

- Football heavy-metal -

Avec ses recrues estivales devant (Wirtz et Ekitiké) et derrière (Kerkez et Frimpong), Liverpool a offert mercredi à ses supporters un football heavy-metal qui a rappelé celui de la saison dernière, voire des années Jürgen Klopp, où les vagues offensives s'enchaînent à l'infini.

Les Reds ont tenté de passer sur les côtés, dans l'axe, dans les petits espaces ou avec des longs ballons pour fissurer le bloc turc, mais la percée est venue d'un coup de pied arrêté.

Sur un corner, Szoboszlai s'est éloigné de la surface pour se faire oublier, Alexis Mac Allister l'a trouvé en retrait et le Hongrois a ouvert son pied gauche pour faire mouche (25e, 1-0).

Positionné en numéro 10, là où il excelle, Szoboszlai n'a pas fait que marquer son douzième but de la saison, le cinquième en Europe. Il a constamment harcelé la défense adverse et cela a encore payé lorsqu'il a obtenu un pénalty avant la mi-temps.

Mais Mohamed Salah a gâché l'offrande en réalisant une sorte de "Panenka" ratée, une frappe pas assez haute, ni assez forte, qu'Ugurcan Cakir a repoussée du pied droit (45+4).

L'Egyptien avait déjà manqué un face à face avec le gardien (29e), plus tôt, au coeur d'une séquence à très haute intensité où les Reds ont enchaîné les occasions dangeureuses par Florian Wirtz (31e), Mac Allister (32e) et Szobozlai (33e).

- Salah acclamé -

Le N.11 adoré d'Anfield s'est néanmoins racheté sur les trois buts suivants, ceux qui ont permis à son équipe d'accrocher la qualification en quarts, la première depuis 2022.

Il a d'abord centré pour Hugo Ekitiké au bout d'un enchaînement collectif fluide et délicieux (51e, 2-0), puis envoyé une volée qui a contraint le gardien à une parade difficile, sur laquelle Rayan Gravenberch a prospéré (53e, 3-0).

Salah a parachevé son oeuvre avec une superbe frappe enroulée, de l'extérieur de la surface (62e, 4-0), de quoi entrer davantage dans l'histoire puisqu'il s'agit de son 50e but en Ligue des champions.

Celui qui l'a gagnée une fois, en 2019, a frôlé le doublé en tirant sur la barre transversale (67e) et il aurait pu ajouter une deuxième passe décisive à son actif sans un arrêt de Cakir devant Mac Allister (68e).

Le "roi d'Egypte", peu après, a demandé à être remplacé à cause d'un pépin physique. Cela lui a permis de sortir sous les applaudissements nourris de ses supporters, debout.

Pour Galatasaray, c'était en revanche une soirée en enfer: le leader de la SüperLig, totalement transparent (un tir cadré), a en plus perdu deux joueurs sur blessure, Victor Osimhen et Noa Lang, sorti sur une civière.

Par Jeremy TALBOT / Liverpool (AFP) / © 2026 AFP

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