A peine élus dimanche dernier, deux nouveaux conseillers de l'opposition ont saisi la justice pour modifier le règlement intérieur du conseil municipal de Chalon-sur-Saône. Avec sa tête de liste Damien Saley, Lamia Sabrina Sari (LFI), qui “porte le foulard islamique par convictions religieuses”, s’est tournée vers le tribunal administratif de Dijon pour faire modifier le règlement intérieur et siéger voilée. Mais elle a perdu, la justice refusant sa demande au nom du principe de laïcité
Une association militante, comme à Grenoble
"Le 14 janvier, lors de la dernière séance du dernier conseil municipal, nous avions modifié notre règlement intérieur, explique Gilles Platret, maire LR de Chalon-sur-Saône réélu, au micro de Patrick Roger, sur l'antenne de Sud Radio. Nous avions introduit un article qui impose une stricte neutralité à tous les conseillers municipaux dans leur tenue vestimentaire. Sans signe partisan, logos commerciaux ou signes religieux. On estime que dans une assemblée municipale, on n’a pas à représenter une idée, un parti plutôt qu’un autre. On est là pour siéger pour toute la population."
"Cela a été attaqué par deux conseillers nouvellement élus dimanche dernier. Le premier est le leader LFI à Chalon-sur-Saône. La deuxième est une représentante d’une association nommé Libawat, qui se présente comme un syndicat de femmes musulmanes, affilié à l’Alliance citoyenne. C’est cette organisation qui, à Grenoble, a mené le combat pour le Burkini dans les piscines, qui était derrière le combat des hidjabeuses dans les stades de football."
🔴Une élue LFI veut porter le voile en conseil municipal, la justice refuse
🗣️@gillesplatret : "J'espère qu'elle respectera cette décision. On ne me fera jamais croire qu'une femme ne peut pas ôter son foulard lorsque la neutralité l'exige" #GrandMatin
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— Sud Radio (@SudRadio) March 19, 2026
Voile islamique : respecter la neutralité de la République
Le tribunal administratif leur a donné tort. "La décision peut faire jurisprudence, car elle est vraiment allée sur le fond des choses, se réjouit Gilles Platret, maire de Chalon-sur-Saône réélu. Malgré le fait de juger l’urgence, elle a estimé que le conseil municipal était un organe administratif qui n’était pas détachable de la République française. À ce titre, il doit observer la neutralité de la puissance publique."
Pourquoi avoir réécrit ce règlement du conseil municipal ? "Nous avions préparé cela car nous avions bien vu ce qui se passait. Nos organes délibérant sont pris en otage par tous les communautarismes et tous les particularismes. La plupart à visée islamiste, mais pas seulement. Pour nous, les élus viennent siéger sur toute la population et pas une partie. Nous nous sommes appuyés pour cela sur le règlement de l’Assemblée Nationale. Nous sommes la première commune de France à l’avoir fait, et on le fait respecter devant le tribunal."
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