"C'était la guerre" : Le propriétaire d'un hôtel particulier sur les Champs-Élysées témoigne

Manifestation des Gilets Jaunes sur les Champs-Élysées, le 1er décembre 2018 ©LUCAS BARIOULET - AFP
Manifestation des Gilets Jaunes sur les Champs-Élysées, le 1er décembre 2018 ©LUCAS BARIOULET - AFP

Deux jours après les scènes d'émeutes qui ont émaillé la mobilisation des Gilets Jaunes sur les Champs-Élysées, les riverains constatent les dégâts. Et ils sont lourds.

Encore sous le choc, ce propriétaire d'un hôtel particulier juste en face de l'Arc de Triomphe a préféré rester anonyme.

"J’espère ne plus jamais vivre ça. C’était l’anarchie. On n’était pas en sécurité, c’était l’enfer de 13h à 19h."

Samedi, il est en famille dans son salon. Sa mère, une femme âgée installée dans son canapé. Ils ont cru mourir : "On a été plus que cloîtrés. On a évité que 5 casseurs rentrent chez nous. Ils ont essayé rentrer par le jardin, ils n’y sont pas arrivé et ont tenté de rentrer par la cuisine. On avait, pendant 4 minutes, quelqu’un qui tapait avec des pierres sur nos fenêtres, après avoir fait sauter les volets, pour rentrer, pour brûler. Même pas, je pense, pour voler, juste pour mettre le feu et que ce soit l’anarchie."

Rapidement, un escadron de gendarmerie est placé tout autour de la bâtisse, mais ça n’empêche pas la casse, des tags, toute la grille du jardin qui a été déterrée, et pas seulement : "On n’a plus de jardin. Il a été rasé. Plus de mobilier, tout a été balancé. Des bancs en fonte qui faisaient 300 kilos, ils ont réussi à les prendre. Une sculpture qui est encore dans la rue, je viens de la voir, je vais la faire ranger par mon gardien. Il n’y avait plus rien, c’était la guerre."

Ce propriétaire n’est pas le seul à avoir subi des dégâts. L’intérieur du bâtiment voisin a été incendié par les manifestants. Des propriétaires qui espèrent maintenant une présence des forces de l’ordre encore plus importante en cas de nouvelle manifestation.

Propos recueillis par Cyprien Pézeril pour Sud Radio

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