La CFE, la cotisation foncière des entreprises, devient un cauchemar pour nombre d’artisans et de commerçants. Celle qui a remplacé l’ancienne taxe professionnelle a parfois été multipliée par sept dans certaines intercommunalités.
Une cotisation foncière des entreprises multipliée par six
Ainsi, en Gironde, dans la communauté de communes de l’Entre-deux-mers, une pharmacienne a vu sa CFE passer de 420 euros à 2370 euros. Cet impôt qui a remplacé la taxe professionnelle en 2010 est perçu par les communauté de communes et les agglomération.
Le quotidien Sud-Ouest fait également état d’un buraliste payant l’an passé 206 euros et se voyant réclamer 1811 euros cette année. Certains n’ont pas la trésorerie. Cette hausse vise à équilibrer les budgets, mais nul ne s’attendait à de telles hausses brutales.
Des bases d'imposition réévaluées
Dans la Haute-Saône, dans la communauté de communes du pays de Villersexel, le constat est le même. En effet, après la revalorisation des bases d’imposition, les montants de CFE ont explosé : 93 % pour les entreprises entre 32 600 et 100 000 € de chiffre d’affaires, + 171 % pour la tranche jusqu’à 250 000 €, + 251 % jusqu’à 500 000 € et + 340 % au-delà. À cela vient s'ajouter la taxe additionnelle perçue par la Chambre de commerce et d'industrie...
Un fleuriste a ainsi vu passer sa CFE de 288 euros à 712 euros cette année. Il a pris la tête d’une fronde locale avec d’autres commerçants. Sur place, la communauté de communes prétend vouloir faire marche arrière, ne pas avoir mesuré les conséquences du relèvement de ces taux. Mais légalement, c’est déjà trop tard.
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