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Affaire Justine Vayrac: "il m'a serré le cou, il me faisait mal", raconte une relation de l'accusé

Au quatrième jour du procès de Lucas Larivée, accusé d'avoir violé puis tué Justine Vayrac après une soirée en discothèque, une jeune femme ayant terminé la nuit avec l'accusé, l'a décrit l'esprit "ailleurs" et auteur de gestes d'étranglement.

Valentine CHAPUIS - AFP/Archives

Au quatrième jour du procès de Lucas Larivée, accusé d'avoir violé puis tué Justine Vayrac après une soirée en discothèque, une jeune femme ayant terminé la nuit avec l'accusé, l'a décrit l'esprit "ailleurs" et auteur de gestes d'étranglement.

Durant un rapport sexuel la nuit des faits, "il m'a serré le cou, il me faisait mal", raconte cette jeune femme, qui, l'ignorant alors, avait succédé dans le lit de l'accusé, à la victime tuée deux heures plus tôt.

"Je le lui ai dit. Mais, il n'a pas arrêté tout de suite. Je sentais ma tête s'enfoncer dans le coussin, et son pouce sur ma gorge. (...) J'ai gardé une marque sur le cou pendant une semaine".

"Il me regardait sans me regarder. Son regard était ailleurs (...) il était dans son monde. Il n'avait pas eu ce genre de geste avant", a ajouté, en pleurs, la témoin, ayant eu jusqu'alors "quelques" rapports "intimes" avec l'accusé, que ses amies lui avaient décrit comme un "garçon violent avec ses copines".

Mardi, Lucas Larivée, un ouvrier agricole de 21 ans à l'époque des faits, avait plaidé l'accident au cours d'un jeu sexuel ayant mal tourné pour expliquer la mort de Justine Vayrac.

"C'est là que j'ai serré fort. Je ne sais pas pourquoi, mon intention n'était pas de lui faire du mal", avait-il justifié à la barre.

Le samedi 22 octobre 2022, Justine Vayrac, 20 ans, qui étudiait pour devenir aide-soignante et élevait seule son fils âgé de deux ans, avait rencontré Lucas Larivée en boîte de nuit.

Selon un de ses amis, Théo, entendu jeudi, la victime "dansait, buvait comme tout le monde. Cela allait dans l'ensemble. Puis elle a commencé à paniquer car elle pensait qu'on avait mis quelque chose dans son verre".

Ce soir-là, il l'accompagne à deux reprises dehors, où les rejoint Lucas Larivée, que la jeune femme connaît depuis quelques semaines.

"Insistant", celui-ci "propose de prendre soin d'elle" et l'enjoint, lui, à retrouver ses amis, a ajouté le témoin qui ne connaissait pas Lucas Larivée.

Prudent, il demande à échanger leurs numéros de téléphone, vérifie sa carte d'identité. "Et je l'ai laissé avec...", s'est encore ému le témoin, avec un sentiment de culpabilité.

Faute d'avoir de ses nouvelles dans l'heure, comme ils en avaient convenu, Théo contacte plusieurs fois Lucas Larivée. "Par message, il a eu des propos méchants, qu'il en avait rien à foutre de Justine, qu'elle était bourrée", a poursuivi le témoin. "Il a commencé aussi à m'inventer une histoire, comme quoi il était avec un certain Noé."

Un tiers fictif sur lequel l'accusé a tenté de se dédouaner au début de l'affaire.

Mercredi, le directeur d'enquête avait pointé du doigt "la dualité" de l'accusé. "Le côté pile, c'est le séducteur, le bon ami sur qui l'on peut compter. Et le côté face, c'est l'intolérant à la frustration, le taiseux", avec une "grande capacité à feindre les choses", un "côté caméléon."

Le procès a été prolongé d'une journée jeudi, avec un verdict prévu samedi.

AFP / Tulle (AFP) / © 2026 AFP

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