Philippe Herlin : "il n’y a pas de preuve scientifique du réchauffement climatique"

Philippe Herlin, auteur de l’étude "Cancel economy : pourquoi la transition énergétique est une catastrophe économique" pour l’Institut Thomas More, était l’invité d’André Bercoff le lundi 18 octobre sur Sud Radio dans son rendez-vous du 12h-14h, "Bercoff dans tous ses états".

Philippe Herlin
Philippe Herlin, invité d’André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio.

Un rapport qui fait l’effet d’une bombe. L’institut Thomas More vient de dévoiler une étude intitulée "Cancel economy : pourquoi la transition énergétique est une catastrophe économique". On comprend à la lecture de ce titre que l’étude en question a de quoi déranger, puisqu’elle se situe totalement à contre-courant de la pensée actuelle, qui voit plutôt la transition énergétique comme une véritable opportunité économique.

Avec la transition énergétique, "on se coupe un bras"

Pour en parler, André Bercoff reçoit l’auteur de cette étude, l’économiste Philippe Herlin. Dans cette étude, Philippe Herlin revient notamment sur le paquet climat, une série de mesures décidées récemment par l’Union européenne en vue de réduire le réchauffement climatique, ou du moins les émissions de gaz qui en sont responsables. Des mesures que Philippe Herlin juge sans précédent, en la matière. "Répondre à ces mesures avec les technologies actuelles, cela revient à se couper un bras en termes économiques. Il va falloir mettre en place une taxe carbone beaucoup plus importante, ponctionner le pouvoir d’achat des gens, et subventionner la vente de voitures électriques, car sans subventions, elles sont invendables", explique l’économiste sur Sud Radio.

Alors que l’Europe joue la carte de la vertu en matière de réduction des émissions de CO2, d’autres pays ne semblent pas pressés de réduire les leurs. Comme par exemple la Chine ou les États-Unis. "La Chine, qui représente 28% des émissions de CO2, a obtenu durant la Cop de Paris de pouvoir augmenter ses émissions de CO2 jusqu’en 2030 avec ensuite vaguement l’engagement de les stabiliser puis de les diminuer. Tous les efforts que nous pourrions faire en France et en Europe seront annulés par l’explosion des émissions de CO2 de la Chine, ou encore de l’Inde. Hypocrisie totale", ajoute Philippe Herlin.

Les ménages en première ligne

En matière d’automobile, très concernée par la transition énergétique, Philippe Herlin rappelle que les marques les plus populaires dans le monde, sont les marques européennes. "L’Europe a une avance incontestable sur le moteur thermique. En basculant sur l’électrique, on perd cet avantage, et on fait entrer dans le jeu les Chinois qui ont les métaux rares. Ils vont ainsi pouvoir entrer sur le marché européen, ce qui sera catastrophique pour notre industrie", lance l’économiste, auteur du rapport de l’institut Thomas More.

Les mesures et les tendances engendrées par la transition énergétique représenteraient donc des bombes à retardement sur le plan économique. Et dans ce domaine, estime Philippe Herlin, ce sont les ménages qui sont en première ligne. "Il n’y a que sur l’habitation et le mode de déplacement des ménages que l’on peut agir pour réduire les émissions de CO2. On le voit avec la loi sur la transition énergétique et le logement. C’est complètement stupide, on bouleverse les marchés", déplore l’économiste.

La hausse des prix de l’énergie "totalement assumée"

Autre illustration du coup de massue qui attend les ménages, et qu’ils commencent déjà à ressentir : l’augmentation des prix de l’énergie. "C’est lié à la transition énergétique. L’objectif est de renchérir sur les énergies fossiles afin d’obliger les gens à abandonner ces énergies au profit du renouvelable. C’est totalement assumé. Plus il y aura de renouvelable, plus les prix vont augmenter. C’est inscrit dans la loi", avance Philippe Herlin sur Sud Radio.

Dans ce tableau, nous apprend encore Philippe Herlin, les banques ont un rôle majeur. "On les oblige, quand elles prêtent de l’argent à une entreprise, à calculer le taux d’émission de CO2 de cette entreprise. Et au niveau du G7, on a obtenu le fait que les banques européennes ne prêteraient plus d’argent aux centrales à charbon dans le monde. Ces centrales vont donc être financées par la Chine, qui ne fait pas partie du G7. On donne les clés de tout un secteur à la Chine. On perd des parts de marché", conclut l’économiste.

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Retrouvez André Bercoff et ses invités du lundi au vendredi sur Sud Radio, à partir de midi. 

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