Aurore Bergé : "La mort de Johnny, comparable à ce que la France avait connu avec Victor Hugo"

Aurore Bergé, députée (LREM) des Yvelines

Au micro de Sud Radio, la députée (LREM) des Yvelines Aurore Bergé a réagi à la mort de Johnny Hallyday, ne cachant pas son émotion devant le départ d’un artiste «entré dans l’intimité des gens» selon elle. Interview.

La mort de Johnny Hallyday, confirmée cette nuit à l’AFP par sa femme Laeticia, a provoqué une onde de choc dans le monde de la musique mais également de la politique. Alors qu’Emmanuel Macron a salué ce matin celui qui est entré dans le "panthéon de la chanson", la députée (LREM) des Yvelines Aurore Bergé était l’invitée politique de Sud Radio ce matin, pour une interview évidemment centrée sur ce qu’incarnait la star du rock français.

"Ce sera une comparaison du niveau de la mort de Victor Hugo"

"Malheureusement, on redoutait cette annonce, mais je crois qu’on n’était pas prêt. L’émotion que ça suscite est bien légitime. Je ne sais pas combien il y aura de personnes dans la rue pour accompagner son départ, je pense que c’est peut-être comparable à ce que la France avait connu avec la mort de Victor Hugo. Il y a une telle émotion qui traverse ce pays que je pense que ce sera une comparaison de ce niveau", assure-t-elle d’emblée.

"C’était un artiste populaire. Je l’ai vu plusieurs fois en concert. Je l’ai vu au Stade de France, et à l’opéra Garnier. À Garnier, c’était assez extraordinaire car il y avait un mélange de publics que lui seul pouvait réunir : les fidèles, les amis de l’Opéra (c’était un événement caritatif), ses fans de toujours. Tout d’un coup, Garnier s’est animé comme jamais. Tout l’orchestre et le public était debout en train de chanter. C’était une configuration – je pense – que Garnier n’avait jamais connu. Il avait rappelé à cette occasion qu’il avait été petit rat de l’Opéra, ce que peu de gens savaient à mon avis... Il était ça, cet artiste populaire qui arrivait à réunir des générations et des Français qui ne se seraient jamais réunis, si ce n’est par sa musique", raconte-t-elle également.

"La France est en deuil, les Français sont profondément marqués"

Un politique peut-il être jaloux de la popularité gagnée par Johnny Hallyday ? Pour Aurore Bergé, la situation n’est pas comparable. "On ne fait pas le même métier, et on n’a pas la prétention d’avoir la popularité de quelqu’un comme lui. Aujourd’hui, la France est en deuil et je pense que les Français sont profondément marqués et tristes. Ils ont tous rencontré Johnny Hallyday à un moment dans leur vie", déclare-t-elle avant d’expliquer avoir été touché par la figure de la star tout en n’appartenant pas à sa génération. "Pour ma génération, c’était d’abord des chansons comme Allumer le feu. Ça a correspondu à des moments où on était en capacité de l’entendre. Après, tout dépend de nos familles. Je me souviens de mon père qui écoutait Retiens la nuit. On a tous des chansons qui nous ont marqué. Il est entré dans l’intimité des gens, et je pense qu’il n’en sortira pas", assure-t-elle.

Le tweet d’Alexis Corbière, "d’une rare indignité" pour Aurore Bergé

Enfin, Aurore Bergé a fustigé le message posté sur Twitter (et supprimé depuis) par Alexis Corbière, député (France Insoumise) de Seine-Saint-Denis, qui déclarait que "la triste mort de Johnny Hallyday ne doit pas nous faire oublier le triste coup qu’ils nous préparent (prochaine cible : le Smic)". "J’ai trouvé que c’était d’une rare indignité d’utiliser le décès de Johnny Hallyday pour faire passer un message... On n’a pas programmé la mort de Johnny Hallyday, on n’a pas voulu ou espérer qu’elle arrive cette nuit. Essayer de donner à croire ce genre de choses est tellement hors de propos et tellement grotesque qu’à mon avis ça se retournera contre son auteur", prédit-elle.

Retrouvez ici en podcast toute l’interview d’Aurore Bergé sur Sud Radio

 

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Vos réactions sur cet article

micheldutarn
- Mercredi 6 décembre 2017 à 09:11
Johnny a chanté "J'ai oublié de vivre" il n'a malheureusement pas pour nous tous "oublié de mourir". Très triste nouvelle
nadrizk@hotmail.com
- Mercredi 6 décembre 2017 à 13:51
Faut quand même pas exagérer !
DianeAL
- Mercredi 6 décembre 2017 à 14:23
Victor Hugo se retourne dans sa tombe.
mokalatte
- Mercredi 6 décembre 2017 à 15:15
toujours aussi stupide... qu'on soit fan ou pas, compare Hallyday à Hugo est ridicule.
Fabienne
- Mercredi 6 décembre 2017 à 15:37
Elle ne compare pas Hallyday à Victor Hugo mais l'onde de choc provoquée par l'annonce de sa mort...
teammorgana@aol.com
- Mercredi 6 décembre 2017 à 17:31
mais comment comparer Hallyday à Victor Hugo ?
il n'a jamais écris des chanson n'y fais des livres faut arréter
Anonyme
- Mercredi 6 décembre 2017 à 17:31
Désolé pour ceux qui aimaient Johnny.
Martin Alain
- Mercredi 6 décembre 2017 à 18:10
A la décharge de Victor Hugo, il faut dire à Mme Bergé que Victor Hugo était bien moins médiatisé que Johnny. Mais c'est vrai aussi que le dernier discours de Victor Hugo sur la misère n'était pas Rock'n Roll
Anne Marie Herou
- Mercredi 6 décembre 2017 à 18:37
Moi ça me gonffle tout de même ce n'etait pas un grand homme!!
Maryline CAMP
- Mercredi 6 décembre 2017 à 18:38
Que cette mort attriste sa famille et ses proches me parait totalement légitime , ceci étant le comparer dans le cœur des Français à Victor Hugo est totalement stupide et disproportionné! Je suis plus émue pour ma part, de la mort des enfants au Yemen, en Afrique et ailleurs , que par ce décès et je pense qu'il faudrait peut être réapprendre à remettre les événements en perspective ! Beaucoup d'humains ont besoin d’idolâtrer , et heureusement ce n'est pas le cas de tout le monde !
Alors désolée pour tous ces fans inconditionnels mais je ne verserai pas une larme , je préfère les garder pour la vraie misère du monde !
elrina
- Jeudi 7 décembre 2017 à 06:20
Je vois pas pourquoi c'est injurieux, ce qu'elle dit est vrai (et en plus elle ne l'annonce même pas comme un fait mais comme une impression personnelle) :
" je pense que c’est peut-être comparable à ce que la France avait connu avec la mort de Victor Hugo. Il y a une telle émotion qui traverse ce pays que je pense que ce sera une comparaison de ce niveau"

Et je suis d'accord avec elle, elle ne compare pas le talent des deux artistes (dieu merci Oo) mais de l'émotion suscitée par sa mort et dans cette phrase, elle compare le nombre de personnes dans la rue. Les deux étaient très populaires, suffisamment âgés pour avoir posé une empreinte sur plusieurs générations... moi aussi je pense qu'il y aura du monde et oui, potentiellement autant que pour Victor Hugo, ça ne veut pas dire que j'estime leurs œuvres respectives sur une même échelle.
Gege
- Jeudi 7 décembre 2017 à 09:03
Entre Johny et Victor . Hugo il y a un fossé tant politique que litteraire l un a soit chantait des reprises et n a ecrit en tout et pourtout qu un titre sinon ce sont les autres qui écrivaient pour lui sa vie n est guère sa vie sa carriere n a pas été si rutilante que ça son existence est loin d être une poésie alors politiquement c est comme certain du léche vitrine Je n ai jamais aimer ce qu' il représentait mythomanie exubérance etc etc intérieurement un miroir sans taim il n exallait de lui aucun parfum il n y avait aucune âme aucun reflet qui puisse me révélé un soupçon de V.Hugo qui lui a inspiré à cette époque des lumières par son génie tant d homme et de femmes philosophes et pœtes qui a revendiquer par des mots puissants dignes et profond son attachement au peuple il a partagé sa souffrance il lui a déclaré sa flamme son Amour il a été dans le bon sens exécrable envers Napoléon qu' il nommé le petit tant ilbimprimé par sa politique une souffrance au peuple il l a par des textes des aveux clamé haut et fort son mepris pour ce régime totalitaire cette classe corrompue avide et imbu de sa personne d où un exile forcé Vous osez comparer j.halyday a ce grand Homme ce n est pas malheureux connaître l histoire Mais faire un affront honteux a celle-ci notre société en ces temps incertains marche sur la téte tout comme ces bouffons troubadours qui nous gouvernent le monde.en fait n a guère évoluer
Scalbert
- Jeudi 7 décembre 2017 à 13:55
Gege ,tout à fait d’accord avec votre com ,si je comprends ceux qui pleurent leur idole je comprends beaucoup mieux ceux qui vont perdre 1 siècle d’acquis ,car là c’est tout un peuple qui pourra pleurer sauf évidemment les pourris de Milliardaires et leur marionnette Macron.
Anonyme
- Jeudi 7 décembre 2017 à 14:02
entièrement d'accord avec Gege les gens marchent sur la tete
GALIANA
- Jeudi 7 décembre 2017 à 17:51
PAIX A SON AME JE N AI JAMAIS ETE FAN
Pascal Leblond
- Vendredi 8 décembre 2017 à 10:50
Exceptés les fans, les autres pleurent ce dur retour à la réalité : nous sommes tous mortels !
Moi je n'oublierai pas son look de psychopathe tatoué alcoolisé à la bière que l'on rencontre dans les fêtes foraines et qui vous décolle une droite au moindre regard interprété comme une provocation, ... et sa photo devant le mur des lamentations de Jérusalem où il posait fièrement avec un soldat de "l'armée la plus démocratique du monde", évènement qui colle parfaitement à l'actualité du jour... Rien à ajouter sur cet individu signant par cet acte le fond de sa pensée qui exceptionnellement n'était pas écrite ou dictée par un autre... Je préfère quant à moi un autre Johnny, Johnny Clegg, auteur compositeur, d'une autre portée intellectuelle et humaniste qui lui ne glorifiait pas l'impérialisme américain. Sa mort nous touche quelque part puisque ses mélodies ont émaillé notre vie, nous rappellant nos chers disparus et ce difficile constat que nous ne sommes pas éternels... Rien de plus, rien de moins, et pour le cortège funéraire d'un Victor Hugo, ce "little Big Man" fera voyager ses adorateurs à St Barth...
Melkomic
- Samedi 9 décembre 2017 à 07:58
Si G bien compris le message d'Aurore Bergé, elle n'a pas comparé Johnny à Victor mais elle a comparé l'effet de sa mort à celui de la mort d'Hugo.
J'ajoute que ne suis pas fan d'Halliday
LIGNAC Pierre'
- Lundi 11 décembre 2017 à 11:22
Comment expliquer une telle idolâtrerie ? D'où vient ce décervelage collectif ? Peut on lui trouver les mêmes sources que cette nouvelle religion " le libéralisme " avec ses officiants les actionnaires et le cortège du peuple qui toujours croit à son salut .

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