Sophie Audugé : "SOS Éducation s'oppose à toutes les actions qui relèvent du wokisme"

Sophie Audugé, déléguée générale de l’association SOS Éducation, était l'invité de "Bercoff dans tous ses états".

Sophie Audugé
Sophie Audugé, invitée d’André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio.

Pour Sophie Audugé, la raison véritable des contrôles et de l'amende de 1,6 million d'euros dont a écopé SOS Éducation est que son association se soit opposée à la politique du gouvernement.

 

Sophie Audugé : "Quand vous critiquez un gouvernement de droite, on vous tue par la voie des contrôles"

"Il y a une mise à mort de SOS Éducation par asphyxie financière. Ce qui a tué SOS Éducation, c’est ce qui a tué l’école, à savoir la politique. Depuis son origine, SOS Éducation a toujours défendu une école qui instruit sans prendre aucun autre parti à part le parti de l’enfant. Depuis vingt ans, SOS Éducation critique les politiques éducatives, qu’elles soient à droite ou à gauche. Quand vous critiquez un gouvernement de gauche, c’est les médias qui vous tuent. Quand vous critiquez un gouvernement de droite, c’est plutôt par la voie des contrôles.

 


Il y a eu des contrôles suite à une dénonciation calomnieuse, qui a elle-même fait suite à une tentative d’infiltration qui a eu lieu avant 2017. Pour cette tentative d’infiltration nous avons déposé plainte auprès du Procureur de la République. Et pour la dénonciation calomnieuse nous avons déposé plainte auprès de la Cour des comptes, qui a engagé un contrôle au sein de l’association", a raconté Sophie Audugé.

"En tout, on a eu trois ans et demi de contrôles"

"Je suis arrivée en 2019 en tant que déléguée générale, la même semaine que la Cour des comptes. Je suis donc en première ligne pour recevoir les demandes de la Cour des comptes. Et je découvre ces documents en même temps qu'elle. On s’est rendu compte qu’ils cherchaient des choses qu’ils n’ont pas trouvées, à savoir des malversations. Le contrôle, qui devait durer 6 mois, est devenu un contrôle de 18 mois avec des investigations d’une ampleur inouïe pour une association de notre taille".

"Ne trouvant rien à se mettre sous la dent pour mettre à mort notre association, il nous ont envoyé la Direction nationale des enquêtes fiscales, qui nous a envoyé une brigade de réaction rapide, celle qu’on envoie pour le grand banditisme. Ils ont cherché pendant des mois et des mois. En tout, on a eu trois ans et demi de contrôles. Il y avait plus de contrôleurs dans les bureaux que de salariés", a poursuivi Sophie Audugé.

 


Que reproche-t-on à SOS Éducation ? "Ils remettent en cause le champ éducatif, ils disent que l’action de SOS Éducation ne relève pas du champ éducatif. En disant cela ils ne se fondent sur aucun texte de loi. Relever du champ éducatif, cela voudrait dire recevoir l’agrément de l’Éducation nationale et toucher des subventions, ce que SOS Éducation s’est toujours interdit de faire."

"L’interdiction pour les parents de l’instruction en famille a été une manipulation de la loi Séparatismes"

Mais quelles pourraient être les raisons véritables de ces contrôles, selon Sophie Audugé ? "On nous reproche le fait qu’on soit libres et qu’on critique ouvertement les politiques éducatives, qui sont contraires à ce qu’elles devraient être. On s’est par exemple opposés à l’interdiction pour les parents de l’instruction en famille, qui a été une manipulation de la loi Séparatismes. À SOS Éducation on estime qu’en tant que parents, on a le droit de choisir le mode d’instruction qui convient le mieux à son enfant.

 


Autre combat : on s’est opposés à l’écriture inclusive à l’école. On a lancé une pétition qui a recueilli 56.000 signatures, on a obtenu de Jean-Michel Blanquer une circulaire qui interdit l’écriture inclusive à l’école et on a poursuivi pour qu’elle soit interdite dans les administrations. Il faut savoir que dans les universités ce n’est pas seulement autorisé, c’est même demandé. On s’oppose à toutes les actions qui relèvent du wokisme, y compris l’écriture inclusive."


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