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Tensions, divergences, critiques... les raisons de la rupture entre Borne et Attal

Par Quentin Barbaza

ECLAIRAGE SUD RADIO -La décision d'Elisabeth Borne de quitter Renaissance intervient suite à plusieurs désaccords survenus avec la ligne politique du parti et son chef de file, Gabriel Attal.

Elisabeth Borne a annoncé ce mercredi 6 mai, quitter la direction de Renaissance © AFP

C'est un départ qui, à un an de l'élection présidentielle, révèle certaines tensions entre les cadres de Renaissance. L'ancienne Première ministre, Elisabeth Borne, a annoncé mercredi sur France Inter, se retirer de la direction du parti fondé par Emmanuel Macron. "Je suis en désaccord avec la ligne actuelle", a-t-elle affirmé, regrettant que celle-ci ne soit "pas forcément débattue" en interne.

"J'ai décidé de démissionner du Conseil national de Renaissance, de me mettre en retrait du bureau exécutif et de me consacrer à la structure que j'ai créée, 'Bâtissons ensemble'", qui a vocation à "rassembler au-delà des partis", a-t-elle poursuivi. 

Elisabeth Borne - qui publie ce jeudi Réveillons-nous! (Robert Laffont) - a indiqué qu'elle resterait tout de même "simple adhérente" de Renaissance. L'annonce de la députée du Calvados survient alors que Gabriel Attal s'active en vue de la Présidentielle, multipliant les déplacements pour tenter de déloger Édouard Philippe de son rang de favori du bloc central pour la course à l'Élysée.

Borne : "Renaissance ? Une agence de com' de Gabriel Attal"

Selon les informations du Parisien, le député des Hauts-de-Seine, aurait même prévu un grand meeting le 30 mai prochain à Paris à la porte de Versailles pour lancer le coup d'envoi officiel de sa campagne. Un meeting auquel ne devrait pas assister Elisabeth Borne.

L'ancienne Première ministre, qui avait accueilli Gabriel Attal sur le perron de Matignon en janvier 2024, n'a jamais semblé adhérer à la démarche de son éphémère successeur. "Renaissance, ce n'est plus un parti, c'est devenu l'agence de com' de Gabriel Attal", avait-elle notamment déclaré à La Tribune Dimanche. « Je ne pense pas qu’il soit mon patron », avait-elle aussi fustigé dans un entretien accordé au Journal du Dimanche fin janvier.

Une critique de la méthode

En septembre 2025, la députée du Calvados avait désapprouvé le discours de clôture du meeting d'Arras de Gabriel Attal, comme un certain nombre de figures du parti. En désaccord avec sa prise de distance vis-à-vis d'Emmanuel Macron.

Ce mercredi, l'ex-Première ministre s'est aussi livrée à une "critique de méthode" d'Emmanuel Macron. Selon elle, les "intuitions" qu'il a portées lors de sa première élection en 2017 étaient bonnes, mais il faut aujourd'hui "faire autrement".

Il faut, selon elle, revoir la procédure de dissolution de l'Assemblée nationale. Elle a estimé, dans un entretien avec Paris Match, que "cette décision est trop importante pour dépendre de la seule intuition d'un président après deux coups de téléphone". Interrogée sur ses ambitions pour la présidentielle, Elisabeth Borne a affirmé que ce n'était "pas du tout le sens de sa démarche".

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