Faut-il rentrer en résistance contre les sociétés d’autoroute ? Une action collective est lancée contre elle : une partie des péages encaissés ces dernières années auraient pu l’être de façon illicite.
Sociétés d'autoroute : 51 milliards d'euros en 20 ans
"Nous sommes partis d’une bataille menée au début des années 2000, explique Marc Péré, maire de L’Union en Haute-Garonne (13 000 habitants), au micro de Maxime Lledo, sur l'antenne de Sud Radio. Nous avons sur la commune une petite section à péage qui permet de rejoindre la rocade de Toulouse. Cela coûte 50 centimes pour 1,2 km, ce qui en fait la section la plus chère de France rapportée au kilomètre."
"J'ai été amené plus globalement au statut économique des sociétés d’autoroutes en France. On s’aperçoit qu’en 2006, ceux qui les ont achetées ont dépensé 17 milliards d’euros. Vingt ans plus tard, sous forme de dividendes, ils ont récupéré 51 milliards d’euros, soit trois fois leur mise initiale."
🛣️Privatisation des autoroutes
🗣️@marc_pere, maire de L'Union : "On ne peut pas trouver de plus gros scandale financier concernant l'État depuis la Seconde Guerre mondiale. Il faut entrer en résistance !" #GrandMatin
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Recréer une société nationale
"C’est insupportable au sens de l’intérêt général du pays, estime Marc Péré, maire de L’Union, sur l'antenne de Sud Radio. Chaque année, vous avez 3 milliards d’euros de dividendes prélevés sur les péages. C’est de l’argent qui va dans la poche de ceux qui possèdent ces sociétés, notamment les fonds de pension. Quand on fait un plan de déplacement urbain, cela coûte 3 milliards d’euros à la métropole toulousaine. Cela veut dire que chaque année, si l’État ne les avait pas bradées au privé, l’État pourrait prendre ces 3 milliards et moderniser tous les systèmes de transports des métropoles en France."
"On ne peut pas trouver de plus gros scandale financier d’État depuis la seconde guerre mondiale. Nous sommes à un croisement où l’on doit décider si l’on continue. Il est prévu que, cinq ans avant la fin des contrats, soit on écoute ceux qui défendent ce système de concession d’autoroute, soit on condamne cette privatisation. Nous proposons de créer une société nationale des autoroutes."
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