La tension monte encore d'un cran : Donald Trump menace de frapper et de détruire des ponts et des centrales électriques en Iran. L'armée américaine "n'a pas encore commencé à détruire ce qu'il reste en Iran. Les dirigeants iraniens "savent ce qui doit être fait, et ce doit être fait rapidement".
Le président américain avait auparavant salué la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Selon des médias iraniens, cette frappe contre un pont en construction a fait 8 morts parmi les civils.
Israël frappé par des missiles, des sites américains également ciblés dans le Golfe
L'armée israélienne a annoncé vendredi avoir activé ses systèmes de défense aérienne afin d'intercepter des missiles lancés depuis l'Iran. "Les habitants des zones concernées ont été appelés à se mettre à l'abri", a-t-elle indiqué dans un communiqué. De leur côté, des médias iraniens rapportent que les Gardiens de la Révolution revendiquent le tir de missiles de longue portée visant Tel-Aviv ainsi que la station balnéaire d'Eilat, dans le sud du pays.
Des sites américains ont également été visés dans le Golfe"en réponse aux attaques contre les industries sidérurgiques iraniennes", a rapporté la télévision d'État.
Plus de 40 pays appellent l'Iran à la "réouverture immédiate" du détroit d'Ormuz
Les représentants d'une quarantaine de pays ont appelé jeudi à la "réouverture immédiate et inconditionnelle" du détroit d'Ormuz, menaçant l'Iran de nouvelles sanctions, selon la ministre britannique des Affaires étrangères Yvette Cooper.
"L'Iran tente de prendre en otage l'économie mondiale dans le détroit d'Ormuz. Il ne doit pas l'emporter. À cette fin, les partenaires ont appelé aujourd'hui à la réouverture immédiate et inconditionnelle du détroit et au respect des principes fondamentaux de la liberté de navigation et du droit de la mer", a déclaré la ministre dans un communiqué.
Les pays du Golfe réclament un feu vert de l'ONU pour l'usage de la force
Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG) a appelé l'ONU à donner son feu vert à l'usage de la force pour libérer le détroit d'Ormuz, avant un vote attendu prochainement du Conseil dans ce dossier. "L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains".
Le vote qui avait été annoncé pour vendredi matin a été reporté sine die, selon le nouveau programme. Le fait que ce vendredi est le Vendredi saint, jour férié à l'ONU, a été avancé pour ce report, ont indiqué des sources diplomatiques à l'AFP.