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Carburants: ce qu'il faut retenir des annonces du gouvernement

Le Premier ministre Sébastien Lecornu et plusieurs de ses ministres ont détaillé jeudi les nouvelles aides instaurées pour soutenir l'activité économique à une nouvelle "échelle", face à la hausse des prix des carburants causée par la guerre au Moyen-Orient.

STEPHANE DE SAKUTIN - AFP

Le Premier ministre Sébastien Lecornu et plusieurs de ses ministres ont détaillé jeudi les nouvelles aides instaurées pour soutenir l'activité économique à une nouvelle "échelle", face à la hausse des prix des carburants causée par la guerre au Moyen-Orient.

L'"obsession" du gouvernement est que "le pays doit tourner" en dépit d'une guerre qui promet de durer, a affirmé Sébastien Lecornu.

Voici ce qu'il faut retenir de leurs annonces.

- Aides sectorielles prolongées -

Afin de maintenir l'activité, les aides accordées aux secteurs de la pêche et de l'agriculture sont reconduites pour trois mois.

Ces aides sont respectivement de "30 à 35 centimes d'euros par litre de gazole" pour les pêcheurs selon "le cadre défini par la Commission européenne", et de "15 centimes par litre de GNR pour les agriculteurs", a dit la ministre déléguée à l'Energie, Maud Bregeon.

Les aides à l'achat de carburants dans le secteur des transports routiers sont également prolongées pour trois mois.

- 710 millions d'euros d'aides nouvelles -

Le gouvernement va apporter pour 710 millions d'euros de nouvelles aides pour les secteurs et les travailleurs les plus en difficulté, a annoncé le ministre des Comptes publics David Amiel.

"Nous allons aujourd'hui apporter un soutien à hauteur d'1,2 milliard d'euros pour les travailleurs et les entreprises qui en ont le plus besoin: 470 millions d'euros d'aides qui ont d'ores et déjà été annoncées, et 710 millions d'euros d'aides nouvelles", a-t-il dit.

Il a en outre assuré que la guerre ne crée "aucun surplus" budgétaire pour l'Etat.

- 100 euros pour les grands rouleurs -

Le plafond de l'indemnité pour les travailleurs modestes grands rouleurs, jusqu'ici fixé à 50 euros, va doubler pour atteindre 100 euros.

L'aide sera également prolongée de trois mois à partir de juin. Elle cible trois millions de Français et représente un soutien en moyenne de 0,20 euro par litre, selon Maud Bregeon.

Un formulaire sera disponible sur l'espace personnel du site impots.gouv.fr pour en bénéficier.

- Prime carburant renforcée -

Le ministre chargé des PME, Serge Papin, a annoncé renforcer et simplifier la prime carburant, dont le plafond passera de 300 euros à 600 euros. Celle-ci, défiscalisée, peut être versée par les entreprises aux salariés dépendant de leur véhicule pour se rendre au travail.

"Les critères d'attribution seront supprimés", a dit Serge Papin. En clair, plus de contraintes liées au lieu de résidence ou au cumul avec d'autres primes, ni de justificatifs à fournir.

"Nous faisons confiance aux entreprises volontaires pour savoir qui, parmi leurs salariés, a besoin de ce coup de pouce" qui reste défiscalisé et exempt de charges sociales, a-t-il ajouté.

- Revalorisation pour les aides à domicile -

Les aides à domicile, qui roulent beaucoup, vont bénéficier d'une "revalorisation pérenne de (leurs) indemnités kilométriques, qui représente environ 20 centimes par litre d'essence", selon la ministre de la Santé Stéphanie Rist.

Elles pourront aussi prétendre à un programme de "leasing automobile social" pour accompagner celles qui voudraient un véhicule électrique.

- Indemnités de déplacement augmentées pour les fonctionnaires -

Le gouvernement va augmenter les indemnités de déplacement pour les fonctionnaires qui utilisent leur véhicule personnel dans le cadre de leur service, selon David Amiel.

La majoration représentera l'équivalent d'environ 0,20 euro par litre de carburant et sera destinée aux agents publics qui doivent se déplacer régulièrement sur le terrain, comme par exemple les enseignants remplaçants.

- Aide à l'achat de voiture électrique pour les taxis -

Les chauffeurs de taxi bénéficieront "à partir du 1er octobre" d'une aide à l'achat "allant jusqu'à 5.500 euros pour un véhicule électrique", selon le ministre des Transports Philippe Tabarot.

L'aide, qui existera au moins trois mois, sera réservée aux véhicules électriques assemblés au sein de l'espace économique européens.

- Garder la même "philosophie" -

Sébastien Lecornu a affirmé que le gouvernement "ne change pas de philosophie" mais uniquement d'"échelle" concernant les aides.

Hors de question, selon lui, d'installer une "baisse générale" de la fiscalité sur le carburant, qui coûterait "très cher" aux finances publiques.

Le Premier ministre a aussi prévenu que, ces mesures ayant un coût, "un certain nombre d'économies" seraient nécessaires.

Par Anne RENAUT et Léa DAUPLÉ / Paris (France) (AFP) / © 2026 AFP

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