« Qui l’eût cru ? Le baccalauréat, cet examen qui marque la fin de la scolarité, participe désormais à la « fabrique du crétin ». Alors que le ministre de l’Éducation nationale s’était montré intraitable en mai dernier sur la qualité de l’expression écrite, les inspecteurs n’ont pas répercuté ses consignes aux correcteurs. L’objectif affiché est de ne pas « bousculer l’établissement ».
Le 18 juin, lors de la traditionnelle réunion d’entente académique fixant les consignes de correction, un inspecteur a ainsi déclaré : « Dans la mesure où une maîtrise imparfaite de l’orthographe et de la syntaxe ne gêne pas la compréhension du propos du candidat ou de la candidate, on sera attentif à ne pas pénaliser ces copies ». On se souvient du souhait de Jean-Pierre Chevènement de voir 80 % d’une classe d’âge obtenir le bac ; force est de constater que la consigne est appliquée à la lettre.
😡 Périco Légasse :"Le bac participe désormais à la fabrique du crétin"
— Sud Radio (@SudRadio) June 30, 2026
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"Une copie qui n'est plus écrite en français ne peut être acceptée"
Nous avons donc un ministre qui rappelle le corps enseignant à l’ordre en exigeant que l’orthographe soit prise en compte, considérant qu’une copie qui n'est plus écrite en français ne peut être acceptée. Face à lui, la partie la plus réfractaire du « mammouth » — pour reprendre l'expression de Claude Allègre — décrète la fronde. Dans le camp des pédagogues et des « façonneurs » de l’Éducation nationale, on refuse de remettre en cause des codes de notation établis, sous prétexte que l'on acceptait les fautes jusqu'ici.
Imaginez un ministre de la Justice appelant la magistrature à appliquer le Code pénal dans toute sa rigueur et se voyant répondre par des présidents de tribunaux : « Nous appliquons le sursis systématiquement et pas d’incarcération au-dessous de deux ans de condamnation ». Le traumatisme pour l’institution serait immense. Pourtant, l’Éducation nationale semble prendre ce pli : les recteurs réfractaires appliquent une sorte de jurisprudence où chaque professeur corrige comme cela l’arrange.
"Qu’une copie ne soit pas écrite en français n’a plus d’importance"
Désormais, qu’une copie ne soit pas écrite en français n’a plus d’importance, pourvu que l’on comprenne l’intention de l’élève. Certains recteurs suggèrent même de lire les textes à voix haute : si la phrase « tient la route », la copie est jugée bonne. À ce stade, pourquoi ne pas supprimer l’épreuve écrite pour ne conserver que l’oral ?.
Le baccalauréat, étape censée valider le niveau de connaissances acquis, n’est plus qu’un protocole de routine ouvrant systématiquement la porte de l’université à ceux qui n’en ont pas le niveau. C’est une hallucinante trahison de la part de ceux dont la mission première est de former des citoyens lettrés par la transmission du savoir. Ils consacrent désormais l’ignorance de la jeunesse par la destruction de la langue française, sans que les responsables de ce massacre éducatif n’aient jamais à en rendre compte. »
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