Le répit n’aura duré que quelques jours. Après une accalmie relative, les températures vont repartir à la hausse dès samedi, selon les dernières prévisions de Météo-France annoncées ce mardi midi. Une dynamique qui confirme ce que les climatologues redoutaient : la troisième canicule de la saison, un phénomène exceptionnel par sa fréquence et son intensité.
La chaleur revient, plus tôt et plus fort que prévu
Dès dimanche, les maximales pourraient atteindre 36 à 39 °C dans le Sud-Ouest, 38 °C dans la vallée du Rhône, et jusqu’à 40 °C localement. Le Nord et l’Ouest, pourtant habitués à des étés plus tempérés, devraient également dépasser les 34 à 36 °C.
Les nuits, elles, resteront étouffantes, avec des minimales qui ne descendront pas sous les 23 à 26 °C dans les grandes villes. Un cocktail propice à l’installation durable d’un épisode caniculaire.
Une saison 2026 déjà hors norme
Avec trois canicules avant la mi-juillet, ce sera du jamais-vu depuis le début des relevés modernes. La France a déjà connu deux vagues de chaleur intenses fin mai puis fin juin, dont la dernière a battu des records absolus dans plusieurs départements la semaine passée. Les sols sont secs, les nappes en tension, les forêts fragilisées.
Les services de santé, eux, tirent la sonnette d’alarme. Les passages aux urgences pour déshydratation, coups de chaleur et malaises ont augmenté de manière significative lors des précédents épisodes. Les personnes âgées, les nourrissons, les travailleurs en extérieur et les personnes souffrant de maladies chroniques restent les plus exposées. Bref, cette troisième vague pourrait accentuer les tensions déjà observées.
Jusqu’où ira l’été 2026 ?
Alors que juillet n’a pas encore commencé, la saison estivale semble donc déjà lancée sur une trajectoire extrême. Les modèles à moyen terme n’excluent pas d’autres épisodes caniculaires en juillet ou en août. Une perspective qui oblige à repenser l’organisation du pays, de la santé publique à l’urbanisme, en passant par l’agriculture.
La troisième canicule de la saison n’est peut-être qu’un avertissement supplémentaire : la France doit désormais apprendre à vivre dans la chaleur.