"Canicule : ce sont les Français qui se sont adaptés. Les mots sont pesés, au millimètre, ils sont là pour éviter une polémique... à chaud : « l’ensemble de la chaîne a tenu », s’est félicité Sébastien Lecornu, « des agents de Météo France jusqu'aux agents hospitaliers à l'entrée des urgences de nos hôpitaux en passant par les forces de sécurité civile. » Comme si le pays s’était préparé de longue date et avait attendu la vague de forte chaleur de pied ferme. A la vérité, ce sont toutes les couches de la société qui ont tenu, avec ou sans clim, tant bien que mal, en courbant l’échine, bien obligées de subir la vague suffocante, faute de pouvoir y échapper"
"Une surmortalité d'au moins 1000 personnes"
"Le vrai bilan raconte un pays qui aurait été en très grande difficulté si le terrible épisode s’était prolongé : une surmortalité d'au moins 1000 personnes, souvent à domicile - le bilan n’est que provisoire, plus de 50 noyades, des urgences vite saturées, comme au temps de la crise Covid, des animaux morts par milliers dans les élevages, des débuts d'incendies, des écoles fermées parce qu’elles sont inadaptées"
"Il vaut mieux sauver des vies à domicile qu’appliquer une idéologie hors sol"
"Les mots du Premier ministre, qui promet les premières livraisons de climatiseurs dans les hôpitaux dès la fin de la semaine, étaient autrement plus calibrés, ciblés, au plus près de la réalité, que ceux de sa ministre de la transition écologique, soi-disant « horrifiée » par les gens qui lui disent : « y’a qu’à mettre la clim partout. » Monique Barbut n’y voit qu’une « mesure d’urgence. » Mais pour la ministre très absente de cet épisode caniculaire, « ce n’est pas de l’adaptation au changement climatique"
"Sauf qu’il vaut mieux sauver des vies à domicile qu’appliquer une idéologie hors sol. Personne au passage n’a dit que la clim était la seule solution. Et tout le monde s’accorde à penser qu’il va falloir agir tous azimuts et au plus vite contre ce dérèglement climatique dont nous allons devoir nous protéger au lieu, comme pour bien d’autres sujets, de passer notre temps à deviser et à procrastiner"