Connu principalement pour ses contenus autour du jeu vidéo, Sardoche s’intéresse de temps de plus en plus à la politique qui connaîtra son point culminant en avril et mai 2027 avec l'élection présidentielle. Le streamer explique s'être beaucoup documenté, notamment sur les questions d'ordre économique. "Je me suis rapproché des idées libérales et je me suis rapproché de plein de personnalités de la scène politique", précise-t-il au micro de Sud Radio.
Un intérêt qui l’a récemment conduit à assister à un meeting du parti Reconquête d'Eric Zemmour, où sa présence au premier rang a suscité de nombreuses réactions.
"Je me sacrifie un peu pour une cause qui est celle du combat des idées"
Face à la polémique, Sardoche précise le contexte de sa venue : "On était invités à la base par Sarah (Knafo) pour parler de liberté d'expression avec trois autres personnes qui étaient complètement apartisanes. C'est-à-dire qu'on n'est pas du tout encartés Reconquête".
Interrogé sur la portée politique de sa présence, il assume sa démarche : "En fait, je me sacrifie un peu pour une cause qui est celle du combat des idées".
"Je veux juste casser les codes"
Sardoche affirme néanmoins ne pas partager toutes les positions d’Éric Zemmour : "Je ne suis pas pour un clivage du pays. Je ne suis pas pour une ostracisation d'une partie de la population. Cependant, moi, je m'en fiche un petit peu, si vous voulez, d'être associé aux idées de Zemmour".
Son objectif, assure-t-il, est de dépasser les étiquettes politiques : "Je veux juste casser les codes de ce qu'est réellement la diabolisation de la scène politique et montrer que la démocratie, c'est aussi suivre les idées et arrêter de suivre les candidats qui sont pour la plupart complètement polarisés par soit du populisme, soit de l'extrême et de la polarisation".
"Le harcèlement ? Je suis complètement habitué à ça et je n'en ai pas peur"
Cette prise de position lui vaut également de nombreuses attaques en ligne. Mais le streamer affirme ne pas être impressionné par le harcèlement : "Le harcèlement qui vient avec la scène politique, il est à 10 % de celui que vivent les personnalités publiques d'Internet aujourd'hui. Donc, je suis complètement habitué à ça et je n'en ai absolument pas peur".
Et de préciser : "Quand Monsieur Apathie (sur la plateau de "Quotidien" sur TMC) cite mon nom et place une cible sur ma tête... évidemment que ça a des conséquences, mais j'assume complètement".
"J'ai envie d'y aller à fond !"
Son exposition a néanmoins eu des conséquences personnelles : "C'est pour ça que je n'ai plus beaucoup d'entourage public. Et c'est pour ça que j'ai mis fin à pas mal de mes relations pour justement les protéger du combat que j'allais mener"
Pas question pour autant de renoncer à parler politique :"Non, non, j'ai envie d'y aller à fond", assure Sardoche. "Je veux m'investir pour les idées qui me paraissent être les bonnes. J'ai envie de pousser pour ces idées, de dédiaboliser la scène politique pour que les gens reprennent un peu foi en la démocratie".
Retrouvez l'interview complète ici.