Après le Geran-3, Geran-4, voici le Geran-5 : versions à réacteur des Shahed iraniens et que la Russie utilise massivement depuis 2025. Les drones seraient propulsés par des turboréacteurs, certains, en provenance de Chine d’après le renseignement militaire ukrainien. 350 en juin, 1 600 en juillet et 2 800 en août, Kiev affronte une pluie de missiles, sans répit.
Moscou multiplie les attaques, Kiev s'essouffle
Une analyse de l’armée ukrainienne, réalisée par BBC Verify, constate l’utilisation croissante de ces nouveaux drones à réaction. Une « horreur » que condamne fermement le président Volodymyr Zelensky. Le ciel de Kiev devient terrain de tous les affrontements : les forces aériennes ukrainiennes fatiguent. Plus nombreux et plus performants, ces nouveaux drones à réaction sont de véritables bijoux de technologie. Des messagers mortels.
Des drones russes, innarétables
Moscou possède déjà de nombreux drones « high tech », alors pourquoi se munir d’un énième nec-plus-ultra ? Parce que ces drones à réaction sont « beaucoup plus rapides que la génération précédente, ce qui rend leur interception beaucoup plus difficile pour l'Ukraine ». L’analyse du docteure Marina Miron, experte en technologie militaire au King's College de Londres annonce le pire. Les munitions rôdeuses sont désormais capables de voler à plus de 480 km/h. Une rapidité nettement supérieure aux modèles précédents et bien au-delà de la vitesse maximale des intercepteurs de Kiev.
La course à l'armement monte d'un cran
Des nouvelles qui aggravent les tensions : la semaine dernière, le gouvernement moldave avait dû retarder un vol transportant Volodymyr Zelensky, retenu au sol, à l'aéroport de Chisinau. En cause ? Un drone russe, présument à réaction, avait pénétré leur espace aérien. Avec 94 % d’interceptions réussies, l'Ukraine attaquait favorablement 2026.
Un succès relatif et de courte durée : la vitesse exponentielle des nouveaux modèles relance la course aux armements entre les deux belligérants. De nouveaux missiles intercepteurs ukrainiens devraient, sous peu, être « capables d'égaler la vitesse [des drones à réaction] ». Côté russe, plusieurs sites de lancement semblent avoir été construits à environ 175 km de la frontière entre les deux pays.