"La France, vitrine attractive et « en même temps » abîmée... C’est le grand paradoxe, le grand trouble de ce jour important pour Emmanuel Macron : la président va annoncer au sommet Choose France à Versailles des investissements étrangers records en dizaines de milliards dans notre pays. Au surlendemain de la casse record dans les rues de Paris et de 71 communes après la victoire du PSG, 780 interpellations, 457 garde-à-vues, au moins 57 policiers et gendarmerie blessés"
« Ça, c'est-pas le foot, on ne veut plus voir ça. Fini. On en a ras-le- bol », s’est exclamé le chef de l’Etat devant le PSG convié à l’Elysée, avant d’enchaîner « maintenant, retour au sport », de féliciter les champions comme il se doit. Et de regarder ailleurs"
"Ce qui est nouveau est que les violences se répandent désormais dans des villes comme Pau, Orléans..."
"Parce qu’il est bien là le danger : il ne faut pas nous habituer à ce que le pays soit le théâtre d’émeutes urbaines au moindre évènement festif, lié au foot. « La situation a été globalement sous contrôle », a certes déclaré Laurent Nunez, le ministre de l’intérieur. Ce qui est techniquement vrai, en comparaison de ce qui s’est passé il y a un an. Mais ce qui est nouveau est que les violences et les pillages se répandent désormais dans des villes comme Montluçon, Pau, Orléans, Grenoble, Saint-Etienne"
"Le débat tourne en rond"
"Les regards comme à chaque fois se tournent vers la justice, avec toute la difficulté de sanctionner lourdement alors que nos prisons sont pleines et que la réponse n’est pas seulement pénale. Chez les politiques, la droite réitère son appel à un choc d’autorité – oui, mais comment ? -, le camp démocrate se tait, la gauche LFI inverse la charge en demandant au ministre de l’intérieur de ne pas gâcher la fête. Le débat tourne en rond. Vous avez d’un côté ces images de violences qui font le tour du monde et de l’autre la mise en scène d’une France qui se veut toujours attractive. Pas sûr que les deux se rencontrent"