Laurent Nuñez a annoncé lundi qu'il y avait eu samedi et dimanche en France à l'occasion du sacre du PSG en Ligue des champions "plus de 890 interpellations, en hausse de plus de 45%" par rapport à 2025.
Invité de France Inter, le ministre de l'Intérieur a ajouté que "178" policiers et gendarmes avaient été blessés au cours de ces deux jours.
Face aux débordements et aux violences, il a réfuté avec vigueur être "dans le déni".
"Moi, je suis ministre de l'Intérieur, je suis à la tête de services qui assurent le maintien de l'ordre qui sont là pour mettre un terme à des exactions, et c'est ce qui a été fait systématiquement", a-t-il dit.
"Moi, mon travail, c'est de mettre un terme à ces exactions. C'est ce qui a été fait par les forces de sécurité intérieure. Et s'il y a autant d'interpellations, c'est que ce travail a été évidemment bien fait", a insisté le ministre.
Il a fait valoir que les forces de l'ordre avaient été "soumises à des agressions systématiques, jets de projectiles, tirs de mortier qui ont explosé".
A ses yeux, la question qui se pose est celle de savoir "pourquoi des jeunes qui sont des voyous, qui sont des jeunes casseurs, qui ont des comportements inadmissibles, profitent des célébrations, des victoires du Paris Saint-Germain, mais pas que", car "ça peut se produire parfois en marge de la Fête de la musique".
Comme on lui demandait si de tels débordements étaient "inéluctables" et comment faire pour que cela ne se reproduise pas, Laurent Nuñez a répondu: "il n'y a rien d'inéluctable".
"C'est une mission complexe, compliquée", a-t-il dit, car "ce sont des groupes très mobiles, hostiles (...) qui décident de casser, de piller".
Il a fait valoir que ce n'était "pas la robustesse du dispositif policier qui devait être interrogée", mais plutôt rechercher "les causes profondes" de ce phénomène.
"Les causes profondes sont que, profitant de ces moments festifs, vous avez un certain nombre de personnes qui viennent pour casser, pour piller, et ça c'est une réalité." "Les dispositifs policiers que nous mettons en place, visent justement à les prévenir (...). Nous avions un grand dispositif qui a fonctionné globalement".
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