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Tour de France : profil, contexte et favoris de la 12e étape

Après une 11e étape remportée à la surprise générale par le Norvégien Soeren Wærenskjold, le Tour de France poursuit sa traversée vers l'est avec une 12e étape de 179 kilomètres entre Nevers Magny-Cours et Chalon-sur-Saône. Un parcours favorable aux sprinteurs, même si la fatigue et une météo plus instable pourraient venir bouleverser le scénario annoncé.

Avec cette 12ème étape, les équipes de sprinteurs disposent d'une nouvelle occasion de s'imposer sur ce Tour de France. Le parcours ne présente pas de difficulté majeure et devrait logiquement déboucher sur une arrivée massive. Mais la fatigue commence à peser sur le peloton et les échappées pourraient être plus difficiles à contrôler

"C'est dessiné pour un sprint, mais tout peut arriver"

Longue de 179 kilomètres entre Nevers Magny-Cours et Chalon-sur-Saône, cette douzième étape offre un profil particulièrement favorable aux hommes rapides. Peu de relief est annoncé et les équipes de sprinteurs devraient rapidement prendre les commandes de la course.

Pour Pascal Chanteur, le scénario reste indécis : "C'est quand même dessiné pour une arrivé au sprint, mais vous savez, dans le vélo, tout peut arriver. On a encore vu hier des coureurs se faufiler à l'avant de la course, s'attaquer, pour essayer de contrer les envies des sprinters"

Même si une échappée devrait tenter sa chance, les formations des principaux sprinteurs devraient une nouvelle fois contrôler les débats pour offrir une arrivée groupée à Chalon-sur-Saône.

"Soeren Wærenskjold a tiré les marrons du feu"

Après plusieurs journées disputées sous une chaleur accablante, les coureurs devraient enfin bénéficier de conditions plus favorables. Pascal Chanteur insiste sur ce changement de conditions : "aujourd'hui, il fait beaucoup moins chaud, on a un peu d'air, ça fait quand même beaucoup de bien aux coureurs pour récupérer. La nuit a été un petit peu plus fraîche et les coureurs ont la possibilité de récupérer quand même un peu mieux."

La veille, le sprint attendu a bien eu lieu, mais le résultat a surpris. Le Norvégien Soeren Wærenskjold s'est imposé à la faveur d'un final désorganisé. "La cote était très haute pour Soeren Wærenskjold, mais il a réussi à tréfler tous les cadors, dans un sprint un petit peu débridé où les meilleurs ont perdu leur train. Il a tiré les marrons du feu."

Philipsen, Merlier et Kooij encore favoris ?

Malgré la surprise de la veille, les favoris restent les mêmes pour cette nouvelle arrivée massive. Jasper PhilipsenTim Merlier et Olav Kooij apparaissent comme les principales références du sprint sur ce Tour de France. Le jeune Milan Fretin fait également partie des coureurs en pleine progression capables de jouer les premiers rôles.

En revanche, Pascal Chanteur ne cache pas son pessimisme concernant les chances françaises. "Aujourd'hui, nous n'avons pas un sprinter de la catégorie des Philipsen ou Merlier. Aujourd'hui, je ne vous cache pas que si un coureur français réussit à faire un top 3 dans un sprint massif, ce sera très bien"

Sur un parcours sans grande difficulté, tout porte donc à croire que les équipes des sprinteurs verrouilleront une nouvelle fois la course, avec l'objectif d'effacer la surprise de la veille et de renouer avec une hiérarchie plus attendue.

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