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Pyromanes : faut-il durcir les sanctions ?

Par La rédaction

La majeure partie des incendies cet été sont le fait de pyromanes. Durcir les sanctions à leur encontre serait-il efficace ?

pyromanes
Des pompiers luttent contre un incendie dans la forêt de Fontainebleau, à Noisy-sur-École, le 14 juillet 2026 en Seine-et-Marne (Dimitar DILKOFF - AFP)

Alors que les feux de forêts ravagent la France, de la Bretagne à Fontainebleau, les sanctions sont-elles à la hauteur pour les pyromanes, principale cause de ces incendies ?

Pyromanes : "Appliquer les peines existantes"

"Comme souvent, dans le Code pénal, les peines sont largement suffisantes et dissuasives, estime Maître Mahor Chiche, avocat au barreau de Paris au micro de Benjamin Glaise, sur l’antenne de Sud Radio. Le problème, c’est leur application. En effet, avec 15 ans de réclusion criminelle au maximum, on se retrouve au final avec une peine avec sursis…"

"On sait que c’est le cas dans plusieurs domaines, telle la pédocriminalité ou la délinquance, les juges ont tendance à ne pas appliquer le code à la lettre. Il y a une marge d’appréciation. Souvent les peines sont bien en-deçà que ce qui est prévu par le législateur. Le nouveau projet de loi visant à les renforcer a peu de sens. La priorité serait déjà d’appliquer les peines existantes."

Un seuil d'acceptabilité trop élevé

La prison suffit-elle ? "Il y a d’abord besoin d’avoir la sanction pour décourager les plus téméraires, estime Maître Mahor Chiche, avocat au barreau de Paris, sur l’antenne de Sud Radio. Ensuite les pyromanes excités par le feu vont passer à l’acte. Pour les mégots de cigarette jetés par inadvertance, il y a un grand travail de pédagogie à faire. Les sapeurs-pompiers le font déjà. Un prévenu a indiqué qu’il ne pensait pas que cela allait occasionner autant de dégâts."

"Pour les problèmes psychiatriques, on sait que les moyens manquent. Il faudrait renforcer la prévention, les Canadair, et le travail de l’ONF, que paradoxalement, le gouvernement voulait récemment supprimer." Quid des peines incompressibles ? "C’est la tentation, mais comme pour les peines planchers, on voit que les magistrats ne l’appliquent pas. En France, tant qu’il n’y pas de morts, malheureusement, on considère que les violences et les dégradations sont acceptables. Notre seuil d’acceptabilité est trop élevé."

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