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Charles Gave : "Toute la haute fonction publique s'en est mis plein les poches !"

Par La rédaction

INTERVIEW SUD RADIO - L’État prélève toujours plus, dépense toujours plus, emprunte toujours plus… et pourtant, tout va moins bien. L'économiste Charles Gave dresse un triste bilan au micro de Périco Légasse

Charles Gave
Charles Gave, invité de Périco Légasse dans "La France dans tous ses états” sur Sud Radio.

Minuit moins une avant la faillite de la France ? Depuis cinquante ans, l’État prélève toujours plus, dépense toujours plus, emprunte toujours plus… et pourtant, tout va moins bien. C’est le constat que fait l’économiste Charles Gave, invité de Périco Légasse.

"La faillite budgétaire est inarrêtable !"

"Ce qui est embêtant, c’est qu’au fond, on est au fond du trou. C’est-à-dire que maintenant, le mécanisme de la faillite budgétaire est enclenché. Il est inarrêtable. Donc, ce que j’essaie de dire dans ce livre, c’est que ce n’est plus un problème de budget, ça va être un problème de souveraineté. C’est-à-dire qu’on ne peut sortir de cette trappe que si on redevient complètement souverains"

"La seule façon de s'en sortir, c'est de sortir de l'euro"

"L’économie est à l’arrêt, donc le déficit budgétaire va être plus fort, puisque les rentrées vont être plus faibles. Donc, on sait qu’il va nous falloir, allez, 340 milliards à emprunter. Et tout le monde me dit : “340 milliards, ça va être dur.” Mais ce qu’ils ne disent pas, c’est qu’on a 3 500 ou 3 600 milliards de dettes, et qu’il y en a à peu près un huitième qui revient à échéance chaque année"

"On emprunte aujourd'hui pour payer les intérêts sur la dette passée"

"La seule façon de s’en sortir, c’est de sortir de l’euro. Un libéral qui vous dit qu’il est pour l’euro, il n’est pas libéral, c’est tout. C’est toute la haute fonction publique qui s’en est mis plein les poches. Jacques Delors, c’était un imbécile complet. C’était le premier président de la Commission européenne. Il pensait que, pour ne plus avoir de guerre, il fallait avoir une nation européenne et tuer les nations locales"

"Il faut se servir de la dette. Mais il faut qu’on trouve d’abord 340 milliards. Et les gens me disent : “5 % du PIB, ce n’est pas énorme.” Mais le PIB n’appartient pas à l’État. Ce qui appartient à l’État, ce sont les recettes fiscales. Et les recettes fiscales couvrent à peine 60 % de nos dépenses. On est arrivé à un point dans la dette française où on emprunte aujourd’hui pour payer les intérêts sur la dette passée. Ça s’appelle la cavalerie"

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