Après un début de mandat débridé, fin des décisions nerveuses, sanguines et inopinées pour Donald Trump : contre toute attente, l’opposition présidentielle a remporté haut la main les mid-terms, ce 3 novembre 2026. La double victoire à la Chambre des représentants et au Sénat redonne au Parti démocrate le contrôle total du Congrès. Une première depuis 2023. Les États-Unis entrent dans une nouvelle ère de gouvernement divisé.
Mais que peut-il se passer maintenant et de quels pouvoirs dispose désormais réellement Donald Trump ?
Des ambitions entravées
Concrètement, le parti républicain de Donald Trump a perdu le contrôle du Congrès. Il aura donc, plus de difficulté à adopter de nouvelles lois ou nommer des responsables. D'autant plus, lorsque l'on sait que « la campagne était exclusivement contre Donald Trump », constate Denis Jaquet, entrepreneur français basé aux Etats-Unis au micro de Sud Radio. Les deux dernières années de son mandat à la Maison-Blanche devraient être, désormais, entravées par les ambitions du parti opposé.
« Les Américains veulent un Congrès qui réponde à leurs besoins, et c'est précisément ce que feront les démocrates dès leur entrée en fonction en janvier », a affirmé Hakeem Jeffries, démocrate de New York et futur premier Afro-Américain, président de la Chambre des représentants. Une fois le Congrès renouvelé, les élus pourront bloquer les projets de loi partisans proposés par les républicains. Et les démocrates ont dores et déjà un plan pour leurs 100 premières heures de contrôle de la Chambre.
Un début d'année 2027 infernal pour Trump ?
Au programme : des textes qui répondent au ras-le-bol général des Américains face au coût élevé de la vie et à la corruption perçue au sein du gouvernement. C’était d’ailleurs, le cœur du message de la campagne des démocrates. Les représentants devraient présenter de projets de loi visant à supprimer les droits de douane, mettre fin à la guerre contre l'Iran et réduire les coûts de l'assurance maladie.
Plus encore, Donald Trump est attendu personnellement au tournant : janvier pourrait bien être le mois de tous les maux pour le président. L’opposition projette déjà une avalanche d’enquêtes, de l'indépendance d'agences telles que le ministère de la Justice et le département de la Sécurité intérieure, aux intérêts commerciaux du président et de sa famille. De nombreux contrôles parlementaires sont également prévus.
😡 "Le résultat des midterms, c'est l'élection correction, la fessée absolue pour Trump !" 🇺🇸 Echec cuisant pour le président américain : https://t.co/iBFZc4At0N
— Sud Radio (@SudRadio) November 4, 2026
Un droit de veto dont il pourrait abuser
Une menace, une parade ? « Je deviendrai Monsieur Veto » s’est exclamé le président américain, avant même le résultat des élections de mi-mandat. Et oui, les électeurs qui espèrent un changement politique rapide risquent d'être déçus ! Donald Trump conserve son droit de veto. Les lois votées par le Congrès auront, presque certainement, besoin de son soutien pour entrer en vigueur.
Les démocrates devront ainsi, collaborer avec les républicains sur certains projets de loi incontournables, notamment les 12 lois de finances annuelles nécessaires au financement du gouvernement. "La situation est presque comme en France, ça tend vers un compromis", conclut l'entrepreneur.
"Encore énormément d'instruments pour diriger le pays"
Axé sur l'accessibilité financière, le programme des démocrates pourrait se transformer en outil de communication pour la campagne électorale de 2028, plutôt qu'en intervention politique concrète à court terme dans la vie quotidienne des Américains, comme l’explique Denis Jaquet. Donald Trump « est toujours le chef des armées et peut diriger les agences américaines et leurs politiques." Le président a "énormément d'instruments pour diriger le pays et finir ce qu'il a à finir malgré quelques handicaps."