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Vaccination forcée en Ariège : "On piétine nos droits"

Par La rédaction

En Ariège, les éleveurs sont vent debout contre la nouvelle vague de vaccination obligatoire imposée par la préfecture.

Dermatose nodulaire agriculteurs
La vaccination des troupeaux s’accélère dans le Sud-Ouest face à la dermatose nodulaire. (Isabelle Souriment / Hans Lucas via AFP)

En Ariège, des éleveurs refusent la vaccination forcée contre la DNC. Le préfet hausse le ton, et des plaintes ont été déposées.

Vaccination contre immunité naturelle

La préfecture entend bien continuer la campagne de vaccination. "Nous sommes pour la liberté vaccinale, explique Romain, éleveur bovin à Sainte-Croix-Volvestre (Ariège), porte-parole de “Paysans Libres”, mouvement ayant démarré au Pays Basque, au micro de Patrick Roger, sur l'antenne de Sud Radio.Cette maladie partie d’Afrique existe depuis un siècle. C’est une maladie bénigne, non pas contagieuse mais transmissible."

"Un animal n’est pas porteur de la maladie qui se transmettrait de vache à vache. Or, l’immunité vaccinale n’est que d’un an quand l’immunité naturelle est à vie. Je suis en bio, mes vaches vont bien, n’ont pas été malades. Nous souhaiterions traiter la maladie via des remèdes connus et répertoriés à travers le monde. Et ensuite, laisser l’immunité naturelle protéger nos vaches à vie."

Des soucis déontologiques

"Et ce plutôt que de partir sur une campagne de vaccination qui a des effets secondaires répertoriés, qui peuvent aller jusqu’à la mort de l’animal. Cela a été le cas pour différents éleveurs, qui ne souhaitent pas aller à la deuxième campagne de vaccination. Nous ne sommes ni syndiqués ni partisans, rappelle Romain, éleveur bovin à Sainte-Croix-Volvestre (Ariège), porte-parole de “Paysans Libres”. Nous ne sommes pas d’accord avec les syndicats agricoles, qui ne représentent que 20% des agriculteurs."

Face aux oppositions à ces vaccinations contre la DNC, la préfecture a saisi la justice. "Nous avons fait un communiqué clair : si quelqu’un menace de mort, je comprends que qui de droit porte plainte. Mais je n’en ai pas trouvé. Nous sommes outrés par cette effraction au sein de nos demeures. Les préfets piétinent nos droits car des recours sont en cours, et les vétérinaires piétinent leur code déontologique."

Retrouvez "Sud Radio vous explique" chaque jour à 7h40 dans le Grand Matin Sud Radio avec Patrick Roger

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