Décidément, les nouvelles technologies réinventent tout, des ménages au travail, mais aussi dans les espaces naturelles. Face à cette accélération de l’univers numérique, la montagne aussi se réinvente : assurer la sécurité des skieurs, prévoir l’enneigement et alimenter les stations de manière intelligente, ou encore repenser les activités dans un contexte de réchauffement climatique. Pour évoquer ces divers sujets, Olivier Riffard, délégué général de l’Association nationale des élus de la montagne, est venu donner son témoignage.
Pour bien comprendre les nouveaux enjeux de la montagne, il est important de bien définir ce qu’est une commune de montagne : "C'est 6 100 communes qui sont classées par la loi et qui ont des contraintes liées à l'altitude, la pente et le climat, et qui sont réparties sur six massifs. Vous avez les Pyrénées, les Alpes, la Corse, le Jura et le Doubs. Et c'est l'ensemble de ces communes qui adhèrent à notre association, l'ANEM (Association nationale des élus de la montagne), qui est chargée de défendre les intérêts de ces territoires", explique le délégué.
« Un certain nombre de contraintes spécifiques »
Si ces endroits sont souvent associés à la couleur blanche de la neige et au ski, les montagnes sont aussi des territoires avec des habitants et des enjeux : "Il y a beaucoup de communes qui sont des communes rurales et de montagne, qui ont un certain nombre de contraintes spécifiques. Et, beaucoup de ces territoires sont habités par des habitants permanents, dont l'objectif est de conserver un certain nombre de services publics. Il y a le tourisme, l'agriculture et aussi l'industrie. Il y a aussi un certain nombre de gens, d'urbains, de néo-urbains, qui ont cheminé vers les territoires de montagne au moment du Covid pour avoir une qualité de vie différente et meilleure", déclare-t-il.
💻 "L’IA créera plus d’emplois qu’elle n’en détruira"
— Sud Radio (@SudRadio) January 22, 2026
🗣️ Benoît Serre, spécialiste des ressources humaines : "Le véritable enseignement de l’IA, c’est que les métiers changent" #CestQuoiLeProblème
➡️ Suivez le direct sur https://t.co/QKa5Efuc2W et réagissez au 0 826 300 300 pic.twitter.com/y2BElDrSeX
De moins en moins de zones blanches
Alors, pour entretenir ces zones, le numérique peut devenir une solution miracle : "C'est extrêmement important en montagne. Le combat de l'ANEM, depuis très longtemps, c'est d'avoir une très bonne couverture fixe et mobile qui permet aux gens de faire toutes les activités, de télétravailler. Nous, on revendique un égal accès au numérique. D'ailleurs, il y a de moins en moins de zones blanches aujourd'hui en montagne. Elles ont été, pour la plupart, éradiquées ou, en tout cas, effacées", annonce Olivier Riffard.
L’enjeu du réchauffement climatique
Aujourd'hui, de plus en plus d’innovations prolifèrent dans ce que l’on appelle déjà la montagne intelligente : "On essaye de profiter de tout ce qui est permis par le numérique, l'intelligence artificielle, pour optimiser la gestion des ressources énergétiques. On sait que les montagnes sont directement concernées par le réchauffement climatique. Il y a donc un certain nombre d'adaptations à mener dans ces territoires, que ce soit pour le logement, pour la gestion des domaines skiables, pour la maîtrise des coûts énergétiques." Des innovations qui peuvent également permettre la télémédecine avec des cabines de santé connectées, optimiser la gestion des flux numériques, prédire des pannes de réseaux ou encore des prédictions météo.