Sébastien Arsac, président de l'association L214, était l'invité du Grand Journal de 18h sur Sud Radio.

Le projet de loi sur l'agriculture sera présenté mercredi et, d'après nos informations, l'idée d'imposer les caméras dans les abattoirs aurait été abandonnée. Pour Sébastien Arsac, président de l'association de défense des animaux L214 et invité du Grand Journal de 18h, c'est une vraie déception.

"C’est quelque chose de très décevant, a-t-il reconnu. La commission d’enquête parlementaire, après un travail de six mois, avait rendu un rapport très intéressant. Et au fur et à mesure de l’étude de ses propositions, tout ça a fondu comme neige au soleil. Il ne restait que quelques articles de loi, votés en première lecture à l’AN. La seule mesure un peu phare qui restait était l’installation de caméras. On a un gouvernement qui est aux ordres des filières."

De la proposition de départ du député Olivier Falorni, il ne reste donc plus rien de véritablement intéressant, pour Sébastien Arsac, qui n'est pas convaincu par les promesses de formation des employés pour éviter les dérives et les maltraitances que l'association L214 a plusieurs fois mis en évidence dans ses vidéos chocs : "On a vu pendant l'étude de la proposition de loi que les ambitions d'Olivier Falorni, louables, se heurtaient à des murs et à des objections, des obstructions même, de sa volonté de départ d'améliorer la condition des animaux dans les abattoirs. Dans le règlement des abattoirs, il y a déjà une obligation de formation, donc il n'y a rien de nouveau. On voit que ces formations ne fonctionnent pas, parce que les employés se heurtent à leur hiérarchie, qu'ils n'ont pas forcément la sensibilité de la protection des animaux. On voit aussi que les services vétérinaires sont défaillants. Ça me parait difficile, sans rien changer, que la situation s'améliore."

Écoutez l'interview de Sébastien Arsac, invité du Grand Journal de 18h au micro de Véronique Jacquier

 

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