Occupée depuis mercredi soir, l'école Normale Sup à Paris a été fermée jeudi.

Julia, élève en Terminale ES au lycée Henri IV est venue soutenir les bloqueurs, de quoi énerver Béatrice, en troisième année à Normale Sup.

"Toi, tu es dans un lycée réputé, on peut espérer que tu ais déjà un niveau qui va te permettre d’aller à la fac que tu veux."

"Oui, la sélection ne va pas du tout à l’encontre de mon avenir, mais excuse-moi de penser aux autres !", lui répond Julie.

Des étudiants issus de la sélection qui se mobilisent, rien d’anormal pour Paul-Marie, en troisième année à Normale Sup : "La morale de l’histoire, ce n’est pas profite et tais-toi. C’est comme si vous disiez à quelqu’un ‘Vous n’êtes pas victime du racisme, pourquoi vous vous indignez du racisme ?"

Son souhait ? Que Normale Sup devienne le point central de la mobilisation étudiante : "En gros, l’occupation d’un lieu et d’une université, c’est la réappropriation du lieu. C’est un objectif politique d’organisation des étudiants, à la fois pour s’organiser matériellement et pour dire ‘On a des revendications à porter et des revendications à créer."

Pour Eva, bloquer l’ENS est symbolique, il faut marquer le coup : "Le gouvernement a axé toute sa communication sur le fait que les examens auraient bien lieu, que le mouvement étudiant n’existait pas, qu’il s’agissait seulement d’un ramassis d’agitateurs professionnels. Or, il s’agit, en réalité, de mener une lutte."

Après quelques jours d’accalmie, étudiants et lycéens comptent bien perturber la fin de l’année scolaire.

Reportage de Clément Bargain pour Sud Radio

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