L’enquête sur la mort du petit Émile Soleil continue de piétiner mais pourrait prochainement avancer. L’avocat de la grand-mère du garçon, Maître Julien Pinelli, a déposé, la semaine dernière, une vingtaine de demandes d’investigations complémentaires auprès des deux juges d’instruction du pôle criminel d’Aix-en-Provence.
Ces requêtes concernent notamment de nouvelles fouilles dans et autour du hameau du Haut-Vernet, là où l’enfant avait disparu en 2023. Selon l’avocat, certains lieux n’auraient pas fait l’objet d’investigations suffisamment approfondies.
« Certains témoignages mériteraient quelques compléments »
Parmi les demandes, la partie civile souhaite également que plusieurs témoins soient réentendus. « Certains témoignages mériteraient quelques compléments », estime l’avocat, qui pense également nécessaire d’approfondir certaines expertises, notamment en matière de téléphonie.
Ces demandes s’appuient sur un travail mené par la famille elle-même. En novembre dernier, les grands-parents d’Émile, accompagnés de leurs enfants et de leurs conseils, se sont rendus au Haut-Vernet afin d’identifier plusieurs sites jugés insuffisamment exploités par l’enquête.
Nouveaux prélèvements ADN et Bluestar demandés par la famille
Sur BFMTV, Julien Pinelli a également évoqué la possibilité de procéder à des prélèvements ADN sur les habitants du hameau. « C’est quelque chose qui me semble opportun au regard des investigations qui ont été conduites », a-t-il déclaré, affirmant vouloir s’assurer « qu’aucune porte ne soit restée fermée ».
Les avocats demandent aussi l’utilisation du Bluestar, un révélateur de traces de sang invisibles à l’œil nu, sur certaines zones du Haut-Vernet. À noter qu’ils précisent qu’il ne s’agit ni d’une contre-enquête ni d’une critique du travail judiciaire, mais d’une contribution destinée à « éclaircir les circonstances dans lesquelles le petit Émile Soleil a perdu la vie ».
Les juges seuls décisionnaires
Le dossier de demandes d’actes supplémentaires, qui compterait plus d’une centaine de pages, est désormais entre les mains des magistrates instructrices. « Il appartiendra aux juges d’instruction d’en apprécier l’opportunité », a indiqué Maître Pinelli, affirmant avoir confiance dans leur analyse.
Pour rappel, plusieurs membres de la famille avaient été placés en garde à vue en mars 2025 pour homicide volontaire et recel de cadavre. Néanmoins, ils avaient été remis en liberté faute de charges suffisantes. La piste intrafamiliale, sans être privilégiée, n’a pas été totalement écartée.