Les agents des catacombes de Paris en grève pour de meilleurs salaires

Catacombes en grève ©Margaux Malinge - Sud Radio

Les agents territoriaux qui travaillent dans les catacombes de Paris étaient en grève, jeudi, pour protester contre le sous-effectif et la pénibilité de leurs conditions de travail.

Porte close, jeudi, pour tous les touristes qui ont voulu visiter les catacombes de Paris, en raison d'un mouvement de grève des salariés.

Plusieurs milliers de visiteurs quotidiens, qui font parfois la queue pendant 5h avant de pouvoir rentrer, se pressent pour visiter ces catacombes. Les agents, eux, dénoncent la pénibilité de leur travail et réclament plus d'effectifs.

Pierre, agent territorial de la mairie de Paris, explique les raisons de ce mouvement de grève : "On travaille en sous-effectif permanent. Il faut savoir qu'on fait entrer des milliers de personnes chaque jour et on n'est parfois que un ou deux à l'entrée pour gérer ce flux de personnes, ce n'est pas possible."

Pour lui, "l’établissement Paris Musées, qui gère les musées de la ville, a une politique de faire un maximum de profits avec un minimum d’investissements".

Autre grief, les conditions de travail, difficiles, dans les catacombes, d'où leur demande d'une augmentation de 200 euros, bien loin des 60 euros de prime qu'ils touchent actuellement. "On veut être traités avec dignité, ajoute Pierre. 60 balles par mois, pour aller respirer de la poussière d'ossements, un air humide et un plafond qui dégouline... On a tous la gorge qui gratte, les yeux qui piquent, des vêtements dégueulasses... On réclame 200 euros en tout, ça nous paraîtrait raisonnable par rapport à la pénibilité et la difficulté du travail qu'on fait."

Sans nouvelle de la direction, la grève pourrait être reconduite ce vendredi et dans les prochains jours.

Propos recueillis par Margaux Malinge pour Sud Radio

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LE CAER
- Lundi 7 mai 2018 à 12:38
Je ne partâge pas ce type de mouvement archaïque et depasse qu est la grève. Je travaille plus de de 60 heures par semaines depuis plus de 35 ans.Je ne me plaindre pas.J ai du travail.C est à chacun de prendre son destin en main .Si on n est pas content de son sort on fait autre chose.Ah ça c est sur on peut quitter une position.Ça s appelle la prise de riques et le courage.Prenez des enseignements sur vos collègues syndicalistes allemands qui pour cette raison sont bien plus nombreux que vous.

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