Dans un avis très attendu, le Comité d’Éthique s’est prononcé ce mardi en faveur d’une extension de l’autorisation de la PMA en France.

C’est l’un des sujets de société les plus commentés en France, notamment depuis l’adoption lors du précédent quinquennat de la loi dite du Mariage pour Tous. La PMA (Procréation Médicalement Assistée) reste aujourd’hui très contestée par les anciens opposants à l’extension du mariage aux couples de même sexe. C’est pourquoi la décision du Comité d’Éthique, prévue ce mardi, était particulièrement attendue.

Or, le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) s'est prononcé en faveur de l'ouverture aux couples de femmes et aux femmes célibataires à la Procréation Médicale Assistée, aujourd'hui réservée aux seuls couples hétérosexuels. "Le CCNE recommande dans ce texte l'ouverture de l'AMP (Ndlr : autre nom de la PMA) aux couples de femmes et aux femmes seules", a déclaré à la presse le rapporteur Frédéric Worms. Le CCNE reste en revanche opposé à la Gestation Pour Autrui (GPA) et donc au recours aux mères porteuses en France.

La Manif Pour Tous et l'Inter-LGBT pas sur la même longueur d'ondes

Au micro de Sud Radio, la présidente de la Manif Pour Tous, Ludovine de la Rochère, s'étonne de cet avis qui, selon elle, n'est pas partagé par les Français. "Cet avis va absolument à l'encontre de l'opinion des Français puisqu'un sondage OPinion-Way publié aujourd'hui montre qu'une très très large majorité estime que l'État doit garantir aux enfants nés par PMA le droit d'avoir un père et une mère. Donc cet avis du CCNE est en décalage complet avec ce que souhaitent les Français. Pour le moment, nous appelons Emmanuel Macron à rassembler les Français, à prendre en compte tout ce qui doit être urgemment traité pour la France et à apaiser, et non pas à cliver. C'est un appel à la prudence et à la sagesse", déclare-t-elle.

De son côté, l'Inter-LGBT, fédération d'associations lesbiennes, gay, bi, trans et intersexes, s'est "félicitée" de cet avis favorable dans un communiqué, invitant notamment le Parlement à "légiférer rapidement en ce sens", tout en indiquant qu'elle "se montrera vigilante vis-à-vis d'éventuelles restrictions qui pourraient être présentes dans l'avis".

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