La chloroquine pourra finalement être prescrite par les médecins hospitaliers

Un décret "prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de Covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire", publié au Journal officiel le 26 mars 2020, autorise la prescription de l’hydroxychloroquine contre le Covid-19.

La Nivaquine est l'un des médicaments contenant de la chloroquine. © AFP

"C’est une grande victoire que l’on puisse finalement délivrer aux patients atteints de Covid-19 de la chloroquine à travers une prescription hospitalière", a déclaré Bernard Giral, médecin généraliste à Fontvieille (Bouches-du-Rhône), président de la Communauté territoriale professionnelle de santé du Pays d'Arles (CTPS). Bernard Giral était l’invité de Patrick Roger le 27 mars 2020 dans l’émission "C’est à la une" sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 8h10.

 

"Le barrage initial état incompréhensible"

"On nous a empêchés d’utiliser la chloroquine chez les patients à qui elle aurait pu épargner une détérioration de leur santé, un passage en réanimation. C’est une grande victoire finalement que l’on puisse en délivrer à travers une prescription hospitalière. En tout cas, il y avait un barrage qui est incompréhensible à ce jour", a déclaré Bernard Giral.

Chloroquine : une prescription hospitalière reste de mise

Et les médecins de ville, peuvent-ils prescrire de la chloroquine ? "Il faut une prescription hospitalière initiale. Il faut bien savoir que désormais, les patients, dont l’état est susceptible de s’aggraver, on pourra les confier à un hôpital où ils sont évalués. Si l’hospitalier détecte des signes de gravité et que le test est positif, on va pouvoir prescrire ce traitement avant même que le malade ne s’aggrave de manière irréversible. Car il y a peu de chances que la chloroquine fonctionne lorsque les patients sont dans un état très grave", a expliqué le docteur Giral.

Covid-19 : les médecins de ville peuvent se faire dépister sous conditions

Quant au dépistage des médecins de ville eux-mêmes, "les dépistages sont faits dans les hôpitaux lorsqu’ils présentent des signes patents du corona. En plus, à Arles, en ville, on commence à avoir des tests qui sont destinés uniquement aux professionnels de santé qui ont des signes cliniques pertinents qui laissent penser qu’ils sont atteints du corona", a fait savoir Bernard Giral.

 

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