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Jean-Michel Blanquer : « J'entends le malaise alors discutons de Parcoursup ! »

INTERVIEW SUD RADIO - Ancien ministre de l'Éducation nationale et de la Jeunesse, Jean-Michel Blanquer a lancé la plate-forme Parcoursup en 2018, aujourd'hui au cœur des doléances des lycéens. Invité de Sud Radio, il estime qu'il n'y pas mieux à l'heure actuelle.

Jean-Michel Blanquer
Jean-Michel Blanquer (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

Nommé ministre de l'Éducation nationale et de la Jeunesse en mai 2017, Jean-Michel Blanquer (à la tête aujourd'hui de l'association Terra Academia qu'il a fondée) a mené la réforme du baccalauréat général et technologique, et lancé la plate-forme Parcoursup tant décriée aujourd'hui par les lycées.

« Qu'on me dise dans quel pays il y a quelque chose qui serait le meilleur à imiter ! »

« S'il y a des contestations envers Parcoursup, discutons de Parcoursup, mais discutons raisonnablement et rationnellement, c'est-à-dire en disant ce qui serait mieux que Parcoursup, souligne-t-il au micro de Sud Radio. Faisons par exemple des comparaisons internationales et qu'on me dise dans quel pays il y a quelque chose qui serait le meilleur à imiter. Et dans ce cas-là, faisons-le car tous ceux qui tirent sur Parcoursup le font toujours sans dire ce qu'il y aurait à mettre à la place. »

« Parcoursup est un exutoire, un élément de cristallisation »

« Moi j'entends le malaise qui peut exister, notamment le stress qui existe, les parents qui sont parfois un peu déboussolés, poursuit l'ancien ministre. C'est pour cette raison qu'on avait mis un deuxième professeur principal en terminale pour aider à l'information et l'orientation des élèves. Je pense que ce stress sur l'avenir n'est pas lié à Parcoursup. Parcoursup est un exutoire, un élément de cristallisation. Mais si on supprime Parcoursup demain, la question de ''où va-t-on s'inscrire l'année prochaine en études supérieures ?'' reste posée. »

« Il faut se rappeler ce qui existait avant... »

« Quand on l'a instaurée, se souvient Jean-Michel Blanquer, il faut se rappeler ce qui existait avant. Il y a eu grosso modo deux étapes avant Parcoursup : il y a eu l'étape que les gens de ma génération connaissent bien, celle de Jean-Luc Mélenchon aussi. On allait à l'université, c'était celui qui s'était élevé le plus tôt qui pouvait s'inscrire. Il y avait une loterie. Ça ne pouvait pas tenir de toute façon avec le développement des universités. »

« Parcoursup essaye vraiment de trouver une adéquation entre les attentes des élèves et ce qui se propose dans l'enseignement supérieur »

« Ça a été remplacé par un système qu'on a appelé APB (Admission Post-Bac), qui a été déjà un progrès, mais qui lui-même a rencontré des limites à tel point que les derniers temps, il y avait des tirages au sort. Vous pouviez donc avoir un bac qui ne vous préparait absolument pas à médecine par exemple, et être pris tandis que quelqu'un qui était parfaitement préparé, lui n'était pas pris. On a mis fin à ça avec Parcoursup. Parcoursup essaye vraiment de trouver une adéquation entre les attentes des élèves et ce qui se propose dans l'enseignement supérieur. »

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