Les cyberattaques se multiplient, touchant jusqu’aux grandes administrations françaises. Alors qu’on nous demande de protéger toujours mieux nos mots de passe, nos données personnelles peuvent être compromises sans que nous ayons commis la moindre imprudence. Qu’est-ce qui cloche ?
Des administrations piratées, des données personnelles menacées
Le fichier recensant les comptes bancaires ouverts en France, l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS), qui gère notamment les cartes grises et les permis de conduire, ou encore les impôts : plusieurs services publics ont été visés par des attaques informatiques cette année. Autant de piratages qui soulèvent une question : comment protéger nos données personnelles lorsque les organismes auxquels nous les confions ne parviennent pas toujours à les sécuriser ?
Car depuis une dizaine d’années, particuliers et salariés ont été progressivement contraints de basculer vers le tout numérique. Bulletins de salaire, assurances, documents administratifs : tout se retrouve désormais dans des espaces personnels en ligne. Des informations parfois très sensibles qui, en cas de piratage, peuvent révéler une grande partie de notre vie privée.
Le tout numérique : une simplification qui transfère le risque aux usagers
Cette dématérialisation arrange les entreprises et les administrations, mais elle complique aussi la vie des usagers. Il faut retrouver le bon site ou la bonne application, se souvenir de ses identifiants, récupérer son mot de passe, attendre un code de confirmation par SMS… Des démarches qui finissent parfois par décourager les utilisateurs. Présenté comme une simplification, le tout numérique leur a surtout transféré une partie du travail de gestion, et avec lui une partie des risques.
La solution serait de redonner le choix aux usagers. Ceux qui préfèrent effectuer leurs démarches sur papier devraient pouvoir le faire librement, sans frais supplémentaires, sans devoir chercher un formulaire caché au fond d’un site Internet et sans avoir à se justifier. Le numérique peut être un progrès, à condition de ne pas devenir une obligation.
Retrouvez “Qu’est-ce qui cloche ?” d’Aurélie Giraud chaque jour à 6h40 dans le Petit Matin avec Benjamin Glaise
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