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Fabrice Di Vizio : "il faut trouver les raisons d'un dysfonctionnement pour que cela ne se reproduise pas"

Maître Fabrice Di Vizio représente le collectif de soignants C19. Il demande à ce que des médecins généralistes soient auditionnés par la commission d’enquête parlementaire sur la gestion de la crise du Covid-19.

Maître Fabrice Di Vizio représente le collectif de soignants C19. © AFP

Fabrice Di Vizio était l'invité de Patrick Roger le 18 juin 2020 dans l’émission "C’est à la une" sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 8h10.

 

"Soit le but est de faire la vérité sur ce qui s’est passé, soit le but est d’avoir un entre-soi"

Maître Fabrice Di Vizio a tout d’abord émis son jugement sur le fonctionnement de la commission d’enquête parlementaire. "Soit le but est de faire la vérité sur ce qui s’est passé, soit le but est d’avoir un entre-soi. Mais si le but est de faire la vérité, comment le faire sans savoir ce qui s’est passé ?

Olivier Véran vous dit que les médecins généralistes n’ont pas vu de médecins dans le cadre du Covid, et c’est pour ça qu’ils n’ont pas eu de masques. Il faudrait aller leur demander ! La commission veut que cela ne se reproduise plus, comment peut-on le vouloir si on ne sait pas ce qui s’est produit ? La parole officielle n’est pas toute la parole. On sait que ce gouvernement a une propension au mensonge. On l’a encore vu avec les esquives de Monsieur Salomon hier."

"On attend d’une minute à l’autre l’ouverture d’une instruction"

Fabrice Di Vizio estime qu’il est primordial que des médecins généralistes soient auditionnés par la commission d’enquête parlementaire. "Je connais des médecins qui ont acheté au mois de mars, à leurs frais, une machine pour tester, et ils se la sont vu réquisitionner. Comment voulez-vous que la commission le sache ? Comment voulez-vous qu’elle sache aussi qu’en plein mois de février, des généralistes étaient submergés de patients, alors qu’ils n’étaient pas censés en avoir ? Soit la commission accepte ma demande et tout se passe bien, soit il n’y a plus de commission."

Pourquoi ? Fabrice Di Vizio explique : "l’ordonnance du 17 novembre 1958 sur le fonctionnement des chambres parlementaires indique qu’il ne peut pas y avoir de coexistence entre une commission d’enquête parlementaire et une information judiciaire sur les mêmes faits. Ce sera le cas si je me saisis d’un juge d’instruction, et moi, je peux le faire parce que je suis le premier à avoir déposé des plaintes.

On attend d’une minute à l’autre l’ouverture d’une instruction. Et le parquet de Paris a fait droit à notre plainte en ouvrant une enquête préliminaire. En plus, j’ai déposé la plainte le 25 mars. Quelle que soit la réponse du parquet, le 25 juin je suis autorisé à saisir un juge d’instruction en me constituant partie civile. Et cette saisine du juge d’instruction aura un effet sur la commission d’enquête".

"La vérité passe par des acteurs de terrain"

"On ne transigera pas sur les victimes dans cette affaire. On n’est pas là pour faire des discours à la langue de bois, on en a eu pendant trois mois maintenant, ça suffit, il faut faire la vérité. Et la vérité, elle passe par des acteurs de terrain", a lancé Fabrice Di Vizio.

L’avocat a néanmoins tenu à assurer : l’objectif de son action n’est pas de trouver des coupables, mais faire en sorte que les mêmes erreurs ne soient pas commises à nouveau. "Le mot d’introduction de la présidente de la commission, c’était : 'nous ne sommes pas là pour chercher des coupables'. Bruno Retailleau a pour sa part dit : 'le but de ces commissions n’est pas de chercher des responsables, mais juste de trouver les raisons d’un dysfonctionnement pour que cela ne se reproduise pas'."

 

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