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Des Républicains aux socialistes, chaude ambiance post-municipales, 2027 dans toutes les têtes

Avis de tempête post-municipales: des débats houleux sont attendus mardi chez Les Républicains, qui se penchent sur les modalités de désignation de leur candidat à la présidentielle, et au Parti socialiste après les résultats décevants des alliances avec LFI.

JULIEN DE ROSA - AFP/Archives

Avis de tempête post-municipales: des débats houleux sont attendus mardi chez Les Républicains, qui se penchent sur les modalités de désignation de leur candidat à la présidentielle, et au Parti socialiste après les résultats décevants des alliances avec LFI.

Si les deux formations ont chacune conforté leur forte implantation locale - LR plutôt dans les villes moyennes, le PS dans les métropoles - , leurs dirigeants Bruno Retailleau et Olivier Faure risquent néanmoins de passer une soirée difficile lors des réunions des instances de leurs partis.

Chez LR, le bureau politique doit retenir les options proposées aux adhérents pour choisir leur candidat à la présidentielle.

Selon Le Figaro, quatre options seront présentées: une primaire fermée où seuls les adhérents voteront, une primaire semi-ouverte avec un corps électoral élargi, une primaire ouverte incluant des candidats extérieurs ou la désignation du président du parti Bruno Retailleau... déjà candidat.

"Ce sont des options de boutiquiers, aucune n'a de sens", a balayé mardi sur RTL le patron des députés Laurent Wauquiez qui milite pour une primaire allant du centre à Sarah Knafo qui "n'est pas une néo-nazie". Un élargissement à Reconquête catégoriquement refusé par d'autres candidats potentiels comme Xavier Bertrand ou Michel Barnier.

Plusieurs responsables, comme Valérie Pécresse, comptent aussi demander "une clarification" à Bruno Retailleau après son lâchage de l'allié Christian Estrosi (Horizons) à Nice face à Eric Ciotti, chantre de "l'union des droites", refusée par LR mais qui séduit une part croissante de leurs électeurs.

- "Le boulet, c'est eux" -

Le secrétaire général de Renaissance,  Gabriel Attal, à Paris le 11 mars 2026

Le secrétaire général de Renaissance, Gabriel Attal, à Paris le 11 mars 2026

Bertrand GUAY - AFP/Archives

Une clarification réclamée également aux Républicains par Gabriel Attal, pas très chaud pour une alliance avec la droite.

"Si la ligne de LR, c'est de dire on glisse vers l'extrême droite et vers une +union des droites+ comme c'est le cas au Parlement européen, comme on l'a vu dans certains choix aux municipales, on ne pourra pas avancer avec eux", a-t-il prévenu.

En concurrence au centre-droit avec Edouard Philippe, qui a repris des couleurs après sa réélection au Havre et sera l'invité du JT de France 2 mardi à 20H00, le secrétaire général de Renaissance a appelé Horizons et le MoDem à organiser un "rassemblement" qui peut se faire sur la base d'une primaire, de sondages ou d'"une autre méthode".

Dans sa formation, certaines figures comme Elisabeth Borne et Yaël Braun-Pivet plaident pour un élargissement "à la gauche modérée" ou "la social-démocratie", une ouverture catégoriquement rejetée au PS.

Chez les socialistes justement, "la température va monter" encore d'un cran au bureau national, selon un sénateur.

Le Premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, à Paris le 16 mars 2026

Le Premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, à Paris le 16 mars 2026

Ludovic MARIN - AFP/Archives

Olivier Faure va être confronté aux critiques virulentes de ceux qui, comme le chef des députés Boris Vallaud, jugent que la direction a "manqué de clarté" en laissant faire, pour le second tour des municipales, des alliances locales avec LFI "qui n'ont pas fonctionné", comme à Toulouse ou Brest.

Le médiatique maire socialiste de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), Karim Bouamrane, a même appelé mardi à "la démission" d'Olivier Faure, dénonçant "un échec total".

"Il faut éviter que ce soit la nuit des longs couteaux mais aussi que ce soit +business as usual+", a relevé Jérôme Guedj, également partisan de la ligne anti-LFI, espérant obtenir du bureau national "pas un putsch" mais "un changement de ligne".

"A un moment où Jordan Bardella est à 36% dans les sondages, les socialistes vont s'enfermer dans une pièce et s'écharper sur un congrès ?", a répliqué Pierre Jouvet, le secrétaire général du parti, proche du Premier secrétaire.

Le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, à Lille le 19 mars 2026

Le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, à Lille le 19 mars 2026

Elise HOUBEN - AFP/Archives

Ce dernier tente, lui, de dévier les tirs en faisant porter la responsabilité de l'échec sur Jean-Luc Mélenchon, devenu selon lui "le boulet de la gauche".

"Le boulet, c'est eux", a répondu le leader insoumis sur son blog en englobant les Ecologistes. "Avant la fusion à Besançon, la liste de la vieille gauche avait déjà perdu 28 points, 8 à Clermont, 7 à Brest", a-t-il fait remarquer.

Et le tribun, fort des victoires de son mouvement à Saint-Denis ou à Roubaix, de constater que "la guerre des roses fanées est commencée".

Par Fabrice RANDOUX / Paris (France) (AFP) / © 2026 AFP

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