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JF Achilli :"Le pari de Mélenchon est de multiplier les outrances, pour faire le plein de la colère"

Par La rédaction

OPINION SUD RADIO - La bataille pour la présidentielle 2027 est lancée. Dans son édito, Jean-François Achilli revient sur le contexte politique actuel

La bataille pour 2027 démarre dans la douleur.
La bataille pour la présidentielle 2027 est lancée. Dans son édito, Jean-François Achilli revient sur le contexte politique actuel

"La bataille pour 2027 démarre dans la douleur. Les images de ces élus républicains ou socialistes, battus aux municipales, sortis des mairies sous les huées, les quolibets d’une foule haineuse et revancharde, à Mantes la Jolie, au Blanc Mesnil, à Vaulx-en-Velin et ailleurs, racontent un pays toujours plus fracturé, alors que se dessine la future campagne présidentielle. Le contexte politique est celui d’un pays durablement fracturé"

"La mort de Lionel Jospin nous rappelle au passage qu’il fut le premier. L’ancien Premier ministre de cohabitation de Jacques Chirac a inauguré une petite révolution devenue aujourd’hui la règle : pour remporter l’élection présidentielle, il faut d’abord se concentrer sur le 1er tour. Personne n’avait vraiment vu venir Le 21 avril 2002, Lionel Jospin promis à l’Elysée disqualifié par Jean-Marie Le Pen président du FN pour moins de 200 000 voix"

"L’exigence est d’apaiser, de rassembler. Nous en sommes loin"

"Plus il y a de candidats au premier tour, plus le ticket d’entrée pour le deuxième est bas. Si les intentions de vote pour le RN Bardella ou Le Pen se maintiennent au niveau actuel, il n’y a donc plus qu’une place disponible en 2027. C’est tout le pari de Jean-Luc Mélenchon : multiplier les outrances, pour faire le plein de la colère et se qualifier même d’une courte tête. Et changer de logiciel le jour d’après pour incarner un barrage anti-RN, comme ce fut le cas de Jacques Chirac en son temps. Sauf que le patron des Insoumis, à force d’électriser le débat, devient à son tour un repoussoir, celui à combattre"

"Tout l’enjeu de l’après-municipales est, pour chacun des camps, de préparer une offre claire. Trop de candidats sur la ligne de départ et les deux finalistes risquent de ne pas être suffisamment représentatifs. La France sera alors présidée par une personnalité forcément minoritaire. Et aussitôt contestée. L’exigence, plus que jamais, est d’apaiser, de rassembler. Nous en sommes loin..."

Retrouvez l'édito de Jean-François Achilli à partir de 9h05 du lundi au jeudi dans La Vérité en Face

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